Mauritanie: L'aide au développement est truffée d'ambiguïtés. Version imprimable Suggérer par mail
01-09-2008 - 16:58

Par: Cheikhna Ould Sidina

Au-delà des proclamations, le devoir de donner cache un jumeau inséparable et beaucoup plus grand : le désir de prendre. Les transferts de fonds des riches vers les pauvres sont bien moindres que ce que les chiffres officiels laissent entendre.

La plupart des sommes données ou prêtées sont dépensées dans les pays donateurs ou y retournent : remboursement de la dette, fuite des capitaux, transferts illicites de profits, fuite des cerveaux, achat de biens et de matériel...
 
En 2001, par exemple, 29 milliards de dollars de subvention furent accordés aux pays en voie de développement, tandis que 138 milliards de dollars repartaient vers les pays créditeurs au titre du remboursement de la dette. Dans ces conditions, on peut s’accorder à dire que ce sont les pauvres qui aident les riches.
Si les préoccupations mercantiles et les intérêts géopolitiques ont toujours affleuré dans les discours, il n’est pas toujours aisé de faire apparaître la véritable hiérarchie des motivations tant les élites ont appris à changer de vocabulaire sans changer de pratiques : « croissance équilibrée », « ouverture des marchés », « satisfaction des besoins de base », « lutte contre la pauvreté »,et la fameuse « bonne gouvernance » etc, constituent les nouveaux habillages d’une même vision.
 
L’aide apparaît comme un théâtre d’ombres qui divertit l’attention des véritables enjeux. Les guerres menées à distance contre des régimes nationalistes(qui n’obeissent pas aveuglement aux donateurs), dont on veut nous ajouter sur la liste today.
 
Le dumping pratiqué par l’Occident au profit de ses céréales, de sa viande et de ses textiles a érodé, sinon réduit à néant les soutiens apportés aux productions locales dans le cadre de l’aide.
 
De même, les pays pauvres sont supposés accroître leur « capital humain » grâce aux bourses subventionnées par l’aide.
 
Cependant, dans le même temps, les pays donateurs débauchent activement des professionnels de la santé, des ingénieurs et des informaticiens du Sud. Un Africain sur trois qui possède un diplôme universitaire travaille en dehors d’Afrique.
 
Mais c’est la participation de l’aide à l’imposition du fondamentalisme libéral qui est la mère de toutes les incohérences ; c’est de sa complicité avec une école de pensée économique incantatoire que naissent les contradictions.
 
Les effets de cette vision politique s’appellent croissance faible, exclusion sociale, appauvrissement des services publics, et instabilité politique. Or ce sont précisément ces phénomènes qui privent l’aide d’efficacité.
 
Le discours sur l’aide utilise des termes comme « participation citoyenne », « maîtrise locale des politiques ». Cependant, la conception de l’aide, son organisation et sa mise en œuvre continuent d’être la prérogative d’étrangers.
 
Et même quand les agences occidentales ne sont pas en première ligne, leurs relais formés dans les pays du Nord – les Chicago boys en Amérique latine, la « Berkeley mafia » en Indonésie, ou les « africagoboys » – se feront les promoteurs zélés des mêmes principes, grâce aux positions stratégiques qu’ils occupent au sein des ministères des finances locaux , des banques centrales et de l’Administration.
 
Durant les vingt-cinq dernières années, les mécanismes de l’aide ont non seulement contribué à affaiblir les souverainetés, mais aussi à délégitimer l’Etat et les pouvoirs publics.
 
La gestion de l’aide le montre clairement : les donateurs préfèrent s’adresser à des sociétés privées, à des organisations non gouvernementales ou à des structures parapubliques ad hoc telles les sociétés d’aménagement et de développement et chez nous des ONG fantômes.
 
Tout cela pour dire que cette aide internationale n’est pas si désintéressée.
 
Globalement en Mauritanie, elle représente le quart de nos besoins ce qui est égal (environ) au tiers de notre budget. Je me permets de croire que s’il y a une volonté réelle de comprimer nos dépenses, autant se faire que peut, en réduisant l’impact de la corruption (au moins 40%), nous pouvons faire face aux menaces de la communauté internationale qui veulent nous priver de notre liberté de choix.
 
Le retour de SIDIOCA, qu’ils demandent, est impossible, compte tenu des circonstances, en particulier, la volonté de tout le peuple Mauritanien qui soutient, dans sa grande majorité, le mouvement rectificatif du 06 août 2008, qui a évité de justesse une guerre civile dont tous les ingrédients sont réunis par l’ancien « président élu ».
 
La communauté internationale, au lieu de nous menacer de sanctions, se doit de convaincre SIDIOCA de faire une déclaration, pour se retirer de la vie politique, afin de couper l’herbe sous les pieds, de tous ceux qui demandent –en écho- son retour impossible et porteur des germes de la déstabilisation de la Mauritanie, pour toujours.
 
Le nouveau Gouvernement devrait négocier notre aide internationale, sur une base de respect réciproque, sinon : ALLAH HOUWA ILGHANIYOU WE HOUWA ERRAZAK !
 


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Commentaires (7)
1. 01-09-2008 18:55
Tous les RV ,qu’ils soient du coté de la junte ou de celui du FNDD ne peuvent souhaiter ni oeuvrer pour l’instauration de sanctions économiques internationales contre la Mie. 
Et pourquoi donc serait-on tenté de me demander ?Car sous le régime des sanctions économiques la Mie ne subsisterait alors plus que grâce à l’aide humanitaire EN NATURE essentiellement (blé ,riz ,huile ,sucre ,farine...).Et tout naturellement il serait plus difficile et compliqué aux RV de détourner un sac de 100kg de riz ,de blé ou de sucre ,la force physique nécessaire leur faisant tout simplement défaut !Et non faute de ne pas le vouloir !En revanche un sac d’UM ou de devises ne devrait pas poser de problèmes de manutention insurmontables comparables aux sacs de 100kg de farine, de blé et autres céréales!Imaginez un instant 2 RV S'EREINTANT à sang et à eau , à sueur et à soif pour mettre à "l'abri" un sac de 100 kg de farine ou de blé!Donc ,tout logiquement et loin de tout persiflage ou derision, le meilleur moyen de faire manger le peuple à sa faim serait de laisser mettre la Mauritanie sous PERFUSION HUMANITAIRE suite aux sanctions économiques envisagées par la communauté intle !Et donc le meilleur moyen d’affamer le peuple serait de confier les cordons de la bourse aux néo-RV !Donc VIVEMENT LES SANCTIONS ,LA BOMBANCE ,LE GUEULETON et la FIESTA assurés sous l’OMBRELLE HUMANITAIRE des ONG ! 
Là résiderait sûrement la solution au casse-tête des détournements :le retour à une ECONOMIE de TROC sous le régime des sanctions économiques!Voire à L'ÂGE DE la PIERRE
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KBG
2. 02-09-2008 08:29
Un faux probleme l'article qui semble, in fine, soutenir Aziz et ses compagnons. Je n'ai pas lu car it does not makre sense et rend un tres mauvais service a Ould Abdel Aziz. 
 
KBG: l'embargo aussi financier est une mauvaise affaire. Pas d'embargo est la solution et les militaires doivent partir, sinon ce serait un precedent grave pour le pays et les pays avoisinants. Dans tous les cas de figure, personne n'accepterait que le regime des militaires perdure. Je vous convie de lire un article a cet effet de Isselmou Ould Abdelkader dans Taqadoumi.  
 
Welcome back Clik4. On a panique et avions cru que la junte vous avait mis au trou avec Sidioca.
Member de Wuro
3. 07-09-2008 14:01
Si les aides et prêts internationaux n'ont que l'effet que vous citez,ce n'est pas de leur faute mais de celle des pays du tiers monde où la corruption et la mauvaise gestion n'épargnent aucun secteur de l'économie.Dans l'état actuel des choses,la RIM ne peut pas se dispenser de ces aides et prêts,car ses ressources endogènes(impôts,dividendes,etc) serviront à peine à couvrir le fonctionnement(salaires,missions,etc).Donc les investissements (routes,eau,electricité,etc) ne pourront être couverts que par les apports de l'etranger sous forme d'aides ou de prêts.Arrêtz de dire n'importe quoi pour vous attirer la sympathie des généraux,ou si vous le dites avec désinterêt,sachez que votre ignorance menera à coup sûr le pays à la catastrophe,si par malheur les bidasses suivent vos conseils à la con,
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LE CITOYEN
4. 08-09-2008 16:30
nous le bas peuple n'avons jamais senti cette aide tant citée.si aide il ya c'est dans les poches des rapaces tel le vieillard et la chienne khtou et leur meute,ould moulkheir,boidiel et tous les rapaces.nous al hamdoulillah s'il ya la pluie nous sommes rassasiés.et puis si l'aide est condititionnée par le retour du vieillard gardez la s'il vous plait
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AKHOUKOUM
5. 24-09-2008 01:03
La fin de la junte est imminente, le comte à rebours a commencé pour la junte depuis le 22 septembre 2008, encore juste un à deux mois maximum, et la fin d’une époque qui a duré 30 ans d’anarchie et de sous développement, 
 
la fin du pouvoir militaire en Mauritanie va se faire par les propres mains d’un soldat bidon, un général qui a acquis sa notoriété par la ruse et la facilité,  
 
la Mauritanie est dans un carrefour, soit elle prends le chemin du développement et de la prospérité et de la justice sociale, en s’émancipant du pouvoir militaire qui a plongé le pays dans le chaos, 
 
et qui a pris le sort de tout un pays en otage, parce que tout simplement la mafia qui a dirigé le pays depuis 30 ans ne veut pas un changement réel, qui mettra un danger ses avantages qui ont été acquis par des moyens frauduleux, et encourage encore les militaires qui sont au pouvoir avec leur propre volonté de rentrer dans le cul-de-sac 
 
Une impasse qui va coûter très cher à cette mafia, qui a des intérêts économiques réel dans ce pays, qui vont être menacés par l’instabilité politique et l’anarchie sociale et le manque d’une justice réelle, bref le maintien d’un état de droit ou la loi est au dessus du plus fort surtout l’armée, qui a causé beaucoup de dégâts à la Mauritanie.  
 
ou bien ce que personne ne souhaite à la Mauritanie, celle-ci prends le chemin suicidaire, qui va signer son arrêt cardiaque, et donc la mort clinique d’un jeune pays ou la moyenne d’âge ne dépasse pas à peine les 45 ans.
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OPTMISTE
6. 25-09-2008 01:56
Aziz est un hybride, il a le coté négatif de haidalla, et le coté négatif un peu de maoya, et le coté négatif d'ely 
 
haidala à l'époque incarnait l'entêtement aux chois économiques de la communauté internationale, qui a été traduit par le refus de la politique de la banque mondiale, 
le coté maouya est l’ amour obsessionnel du pouvoir 
 
et le coté d'ely l'amour de l'argent public 
 
Il est la synthèse de la bêtise militaire en terme de gouvernance,  
Qui a mis le pays à genou, par sa mauvaise gouvernance, 
on récolte ce que nous avons semé pendant 30 ans 
sans pays fixe
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SPF
7. 01-10-2008 03:28
Prise d’otage républicaine  
 
Un général a pris un otage un président démocratiquement élu,  
Il réclame le non retour à ce dernier au pouvoir 
et son auto proclamation comme le président de la république 
 
Sinon par l’organisation des élections où il se présente comme le seul candidat, bien sûr en recrutant des figurants pour donner l’impression apparente pour les observateurs extérieurs que ces élections se déroulent dans la transparence totale 
 
mais il cherche la formule magique, pour faire avaler la pilule en vain à la communauté nationale et internationale et pour gagner du temps il fait des nominations pour faire passer le message, c’est moi le chef, et pour placer ses éventuels directeurs de campagnes des postes juteux pour pouvoir financer la campagne des élections présidentielles, qui vont donner la légitimité à notre prochain président à plus de 60 % Aziz.  
 
mais une prise d’otage est le plus souvent accompagnée par des revendications, mais la seule revendication jusqu’à présent, qui a été formulée de manière claire est celle du non retour de SIDIOCA au pouvoir 
 
Mais il ne réclame pas de rançon ? La rançon peut être est de rester le maximum de temps au pouvoir ? Avoir le pouvoir et l’argent du pouvoir ? 
 
les ravisseurs du pouvoir en Mauritanie détiennent le pouvoir et le maître légitime du pouvoir, en contre parti de leur prise d’otage ils cherchent le la légalité et le pouvoir,  
donc la rançon est d’avoir le pouvoir et une légitimité nationale et internationale. 
 
mais la communauté internationale refuse les revendications des putshistes en terme de légalité et réclame du retour du maître légale a son palais présidentiel  
 
on tourne en round, donc soit on donne aux putshistes une rançon égale à la valeur du pouvoir en terme d’argent pour qu’ils renoncent au pouvoir, ou bien des garanties matériels pour sortir indemne de cette prise d’otage. 
 
et pour garantir la libération des otages ( le pouvoir et le président légal) sans faire des dégâts, soit on procède par la méthode soft en débloquant la rançon demandée par les putshistes, ou bien on agit par la méthode hard, ce qui peut provoquer la mort des ravisseurs (putshistes ) et les otages (la survie de la Mauritanie, et le président élu),  
 
et donc cette méthode hard militaire interne ou externe à la Mauritanie, peut provoquer le risque d’un chaos généralisé en Mauritanie ce qui peut transformer ce pays à un nouveau somalie mais cette fois ci à l’ouest africain ce qui a des conséquences désastreuses pour toute la sous région,  
 
sauf en cas de frappe chirurgicale par un commando bien entraîné et équipé par  
des tireurs d’élite, et peut être un simple sniper, est capable de faire un travail remarquable ?  
 
Et le FNDD est le parent maternel national de la légalité constitutionnelle, par contre l’union européenne est le parent paternel de la démocratie en Mauritanie, don ces deux partenaires sont inquiet sur le sort qui va être réservé aux otages (la démocratie, et l’avenir de la Mauritanie), mais ils sont impuissant devant la prise d’otage. 
 
Cependant l’union africaine joue le rôle de la police municipale, elle veut faire quelque chose, mais ses prérogatives dans la géopolitique internationale se limite à signer des PV pour les états qui se rebellent contre l’ordre démocratiquement pré établit.  
 
Donc afin de dénouer cette crise de prise d’otage, il faut une intervention musclée pour libérer les otages démocratiquement élus par une force neutre et capable de faire un travail sans risque.  
 
Donc c’est au GIGN américaine de faire son intervention politique pour faire mouche, sans le fait de ne tirer aucune balle sur les kidnappeurs, par le biais d’une pression psychologique qui pousse les ravisseurs à se rendre sans le moindre dégâts pour les otages et les ravisseurs . 
 
la solution de la crise actuelle passe par la distribution des carottes et rien que des carottes, dans les mois à venir, puis si les choses persistent, on vous recommande l’utilisation du bâton à usage unique afin de débloquer la situation et pour donner une leçon claire et ferme à une éventualité de prise d’otage.
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arme fatle

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