Mauritanie : la démocratie à l'épreuve Version imprimable Suggérer par mail
09-07-2008 - 05:30

 Par: Abderrahmane Ould Marrakchi

« L’ambition dont on n’a pas le talent est un crime » : CHATEAUBRIAND
Quinze mois après les élections présidentielles d’avril 2007, vécues et données en exemple comme les élections les plus transparentes de l’histoire du pays et qui ont suscité l’admiration de tous les pays aguerris en la matière, et même, parfois la jalousie chez certains pays encore sous le joug de la dictature souvent d’un homme et son entourage.

situation lamentable dont nous a sauvés le mouvement du 03 Août 2005, nous voilà donc confrontés à une crise politique sans précédent qui requiert de notre part intelligence,célérité et pragmatisme pour pouvoir en sortir sans dégâts énormes.

Il n’est pas nécessaire d’être expert en politique pour savoir l’origine de notre panne actuelle, car elle est due tout simplement au contenu et à la finalité que les autorités de la transition ont voulu donner à notre démocratie (re) naissante. Si  vous vous souvenez bien, lors des journées de concertation du début de la transition, il y avait une certaine orientation pour l’adoption du principe de candidatures indépendantes dans les élections législatives. Malgré l’opposition des partis politiques qui avaient protesté à l’époque, en vain, cette option a été maintenue parce que simplement, c’était l’arme avec laquelle allait être mis au pas le processus naissant.

C’était le meilleur moyen de contourner et de marginaliser les partis, et, par conséquent de pouvoir contrôler la scène politique afin d’orienter le jeu vers les choix des autorités de l’époque qui, malheureusement, avaient oublié l’immense espoir qu’elles avaient  fait naître  en déposant à l’aube d’un certain 03 Août, le plus pernicieux et le plus injuste des systèmes politiques qu’ait connu notre pays. Même le régime d’avant le 03 Août avait abandonné l’option de candidatures indépendantes après l’avoir adopté, car elles avait créé  la pagaille même au sein du P.R.D.S. Ce sont donc les mêmes théoriciens de malheur, les prestataires de service en politique du régime déchu qui gravitaient autour du nouveau pouvoir afin de l’embobiner pour l’orienter vers des choix intéressés. La stratégie était simple : créer une clientèle politique sans parti et sans idéologie, donc manipulable et orientable à merci, qui de mieux que les indépendants? Tout cela dans le but de placer plus tard  avec l’aide de ces indépendants, qui n’ont rien en commun à part ce nom, au sommet de la pyramide, un homme quelconque, de préférence sans parti et sans aura politiques, afin qu’à son tour, il soit manipulable .Cet homme-là fut trouvé et présenté à la hâte aux autorités supérieures de la transition qui l’adoptèrent, c’était le futur président SIDIOCA. Nous savons tous comment le processus a été biaisé, uniquement dans le but de faire passer un homme dont la popularité était à faire et qui passait difficilement, d’ailleurs il a fallu procéder entre les deux tours à des subterfuges et des alliances contre-nature doublées d’accords bizarres pour y arriver, sans compter le trésor de guerre excessif qui a été récolté chez nos hommes d’affaires, en général avares, sauf s’il s’agit de leur survie ; l’homme fut élu même s’il coûtât cher.
Après les élections présidentielles, le pays était divisé en deux blocs : ceux qui ont fait élire SIDIOCA et les autres. Mais, au lieu de s’occuper principalement de la gestion du pays et du bon fonctionnement des institutions, le président aller démarrer le plus mauvais chantier : un projet de parti politique qui était piloté à partir de la présidence par le plus proche collaborateur du président et, sous son œil vigilant. D’ailleurs, ce dernier ne recevait-il pas les futurs responsables de ce parti au palais, et, ne leur montrait-il pas son intéressement? Tous les proches collaborateurs (conseillers), tous les membres du gouvernement, y compris le premier ministre, sauf les ministres APP, étaient membres du parti du président. Tout cela a été fait au mépris de l’esprit de la constitution. Mais le plus regrettable était que, devant les protestations de l’opposition, le président niait son appartenance à ce parti, trêve d’hypocrisie! C était la première catastrophe qui s’abattait sur le pays, il en connut une série d’autres par la suite.

 Le président voulait-il rattraper son handicap de popularité du départ ou tout simplement rêvait-il d’un parti unique type P.P.M .ou d’un PRDS qui raflerait toutes les élections futures haut la main, laissant la part congrue à l’opposition? Il se positionnait déjà en futur monarque. Mais qu’arrive-t-il à nos présidents? On raconte qu’il y a un mauvais sort enfoui dans le palais et que tout nouveau  président est pris de folie des grandeurs dés  les premiers jours de son installation.
Adil donc fut fait et, d’un trait, il avalait tous les députés et sénateurs indépendants en plus de quelques éléments d’autres partis qui n’étaient pas « bien dans leur éléments».Une majorité automatique s’installait donc au pouvoir, mais les malheurs commencèrent à s’abattre sur le pays. Le premier gouvernement dit technocrate ne savait pas par quel bout commencer et, n’arrivait pas à trouver ses marques. Son manque d’expérience allait le rendre inopérant devant l’ampleur des tâches et l’accumulation des dossiers ouverts et non traités ou superficiellement (retour des réfugiés, séquelles de l’esclavage, Tintane…). En attendant, le président, qui devait être vigilant à l’exécution de son programme dont on n’a cessé de nous ressasser les oreilles, semble être plus intéressé par les multiples et interminables voyages à l’extérieur qui, en plus d’accaparer le premier responsable du pays, saignait à blanc le trésor public de ses maigres ressources. Pendant ce temps, les populations souffrent le martyr devant la pauvreté endémique et la cherté des produits due à une crise mondiale amplifiée par la désorganisation des circuits internes et le manque de solidarité et de civisme des opérateurs nationaux. Sans compter le chômage persistant, du à un manque cruel d’investissements consécutif au fait  que les investisseurs ne sont ni incités par les avantages d’un code qui n’existe pas et qui n’a pas été fait, ni par la situation politique et sécuritaire qui laissent à désirer. Nous voilà  enlisés après seulement un an, exit donc le premier gouvernement.
 Un nouveau gouvernement est formé mais n’arrive à passer. Il est resté en travers de la gorge des mauritaniens, tout simplement parce qu’il constitue un retour en arrière par rapport à la morale même. Pourtant, le président avait rassuré momentanément l’opinion en faisant savoir qu’il ne nommerait pas des Roumouz El Vessad (symboles de la gabegie). Que s’est-il passé par la suite pour se renier et affronter une opinion qui n’en a cure de ces visages qui lui rappellent bien des mauvais souvenirs : la Mauritanie des pillages de biens publics, du bradage des établissements d’Etat, de la corruption, des prébendes, des marchés fictifs de gré à gré et, ce n’est pas le moindre mal, la fraude électorale systématisée dans le but de se perpétuer. Sommes-nous amnésiques à tel point d’oublier qu’elles étaient les raisons et la justification du 03 Août 2005 ? Le président  n’a pas évalué combien nous sommes rétifs à cette classe qui a soumis notre peuple à toute sorte de vexations et de mépris et a constitué le fer de lance d’un régime honni qui a régné sans partage pendant 21 longues années de notre courte vie.

Une erreur fatale dont il subit actuellement les conséquences. Heureusement que nous avons encore des hommes de courage qui savent dire non. Les députés frondeurs, même si certains ne les voient que manipulés ou poussés dans le dos par un vent (militaire) favorable ont été au rendez-vous de l’histoire cette fois-ci et  au diapason de leur peuple. Il est remarquable aussi que les sénateurs qui ont soutenu cette fronde ont honoré cette institution qui paraissait superflue et ne jouait qu’un rôle d’acquiescement programmé. Bravo, Messieurs et Mesdames les Députés et Sénateurs, vous venez d’inscrire cette bataille et votre nom avec dans l’histoire de notre démocratie naissante, mais déjà pleine de vigueur. Quant à la position du R.F.D. qui, dés le début de la crise a été connue sans ambages, et qui a encouragé l’idée de la motion de censure, c’est une position qui correspond à notre ligne de conduite en tant que parti responsable et à principes et aux orientations de notre direction. Notre président Monsieur Ahmed Ould Daddah n’a-t-il pas réclamé la démission d’un tel gouvernement?

 Certains nostalgiques d’avant le 03 Août nous accusent d’accointance avec les généraux, je leur répondrai tout simplement que ce serait rassurant pour notre armée et ses généraux que d’être sur la même ligne que nous. Mais en fait, il n’en est rien, car chacun a ses préoccupations (les politiques gèrent le politique et les militaires, le militaire),  mais à un certain stade, nous sommes tous concernés par ce qui se passe ou, qui risque de se passer chez nous, et, à chaque fois que les préoccupations de l’élite politique se recoupent avec celle de l’élite de notre armée, ce n’est que santé et vigueur pour notre démocratie et nous nous en félicitons.
 Le principal enseignement de cette crise est que la majorité dont se gargarisent certains, n’existe plus, elle a volé en éclats, et, malgré les efforts surréalistes de certains, elle ne pourra plus se refaire sur les mêmes bases. Les députés frondeurs sont au nombre de 42 dont 29 du parti Adil. Si l’on ajoute les 20 députés de l’opposition (RFD et HATEM), on obtient un total de 62, soit les 2 tiers de l’assemblée, n’est-ce pas une majorité plus que confortable? Une nouvelle majorité donc est née. Pourquoi le président ne tient-il pas compte de cette nouvelle donne? Préfère-t-il la fuite en avant en renommant son ancien premier ministre? Ce dernier est, parait-il,  préoccupé à chercher à faire rentrer au bercail les «brebis égarées» afin de reconquérir une majorité et une confiance perdues. Tâche ardue dans la mesure où Adil  a connu une hémorragie fatale après le départ de larges franges de ses instances. Les députés en grande majorité ainsi que presque tous les sénateurs n’obéissent plus à la direction du parti qui, comme on le sait, émane directement de la présidence.

Les institutions s’affaiblissent et se neutralisent par le fait que le président qui en est la clé de voûte devient juge et partie et a même tendance à  préférer la fuite en avant au réalisme et à l’acceptation de sa nouvelle situation de minoritaire. Dans des cas pareils, il est du devoir du président de choisir un premier ministre dans le camp majoritaire afin de former un gouvernement avec lequel il cohabitera. Le cas s’est passé deux fois en France entre Mitterrand et Chirac et ce dernier et Jospin. Les pouvoirs sont partagés entre les deux têtes de l’exécutif, le président gardant ses prérogatives et le premier ministre, comptable de la gestion du pays, quoi de plus applicable à notre situation actuelle?

Il est établi que certains conseillers du président, le poussent à agir dans le sens de la surenchère (d’où le ton du discours du 03/07), et veulent même en découdre avec le parlement et les généraux par la dissolution et le limogeage. Belle déstabilisation du pays en perspective ; tout cela pour garder un pouvoir qui lui glisse entre les mains. La chienlit s’installe dangereusement. Des voix, et non des moindres comme celle du leader de l’opposition Ahmed O. Daddah, s’élèvent pour demander la démission du président devant le pourrissement de la situation. Le président doit, encore une fois, faire le choix de la raison et ignorer ceux qui, par ambition et par appétit, veulent détruire notre pays par leurs intrigues et leur hypocrisie légendaires. Dans tous les cas de figure, nous devons tous prendre nos responsabilités sans hésiter, à quel niveau que nous soyons, il en va de la survie de notre chère nation qui a  eu la preuve un certain 03 Août, qu’elle a des fils valeureux et pleins de courage, sur lesquels, elle pouvait compter. Les jours suivants seront déterminants dans le règlement de cette crise. Prions Allah, afin que la raison ait raison des rivalités et ambitions démesurées  des hommes qui ont toujours freiné la marche de ce pays.

Abderrahmane Ould Marrakchi 

Membre du Bureau Exécutif du R.F.D.
 


Nombre de lecteurs: 365

Commentaires (5)
1. 09-07-2008 06:40
Un article important refletant la vision réelle et objective d'une élite meurtrie et neutralisée par des decennies de gabégie de marginalisation et d'éxclusion. 
Je préfere que ça soit le debut d'enrichissement des médias par des articles pareils . 
Merci MOURAKCHI.
Visiteur
EL HAKIM
2. 09-07-2008 07:49
A lire les amis. Je n'ai pas encore lu. Ne serait que la ligne officielle du RFD face a cette crise. Merci El Hakim pour avoir attire notre attention par ta reaction
Member de Wuro
3. 09-07-2008 14:06
Vos allégations au sujet de « la nouvelle majorité » sont décidément très allèchantes ,séduisantes et optimistes !Mais il y a un hic et il serait de taille ,je le crains hélas !En effet avec votre arithmétique à la Dr Couet vous transgressez gaillardement et légèrement les règles de l'addition bien connues des écoliers du cours élémentaire !Je me rappelle qu'au CP déjà ,mon instit nous disait qu'on ne peut additionner des cannassons avec des chevaux! 
Et vous ,vous prétendez le contraire en invoquant ,sans ambages , l'éclosion d'une nouvelle majorité des 2/3 : "Les députés frondeurs sont au nombre de 42 dont 29 du parti Adil. Si l'on ajoute les 20 députés de l'opposition (RFD et HATEM), on obtient un total de 62, soit les 2 tiers de l'assemblée, n'est-ce pas une majorité plus que confortable? Une nouvelle majorité donc est née ." 
1)D'un, à vous prendre au mot et arithmétiquement aussi ,on serait tenté d'en conclure que le RFD et HATEM se seraient « convertis ou reconvertis » en chevaux ou cannassons de retour "additionnables commutativement" aux chevaux et cannassons de retour de ADIL ! J'avoue que ceci serait résolument troublant et déroutant aussi ! 
2)Et de deux,vous faites comme Oumère en préconisant un "Services aprés-vente" ou la maintenance des rouages de la démocratie serait assurée par les militaires : 
"Ce sont là les termes du contrat qui comprend nécessairement un volet "services après-vente" ,dixit Oumère.Comme j'ai eu à le dire à Oumère aussi ,je vous rétorquerai que celà se tenterait ,serait même jouable et que les Turcs et les Algeriens l'ont même réussi avec un bonheur non pas mitigé mais plutôt satisfaisant de l'avis général! Mais et ce serait là ou le bât blesserait : 
-l'armée turque est dépositaire des valeurs Kemalistes (ataturk)entre autres ,la laicité et le modernisme politico-social! 
-et l'ALN est auréolée de la gloire et la légitmité que peuvent conférer son combat et ses sacrifices pour la liberation nationale ! 
Mais de grâce ,de quelles valeurs et auréoles nos généraux seraient-ils les dépositaires? Rien qu'à voir leurs fréquentations de ces deux dernières semaines seulement on en aurait le coeur net aisément! Je vous épargnerai de revenir sur leurs « 400 coups » commis pendant la Transition ! Autant donc mettre un éléphant dans un magasin de porcelaines chinoises Mr Marrakchy ! 
3)CONCLUSION :En combinant le 1 et le 2,autrement dit : 
- l'aveu inquiétant et déconcertant de "votre additionalité sans état d'âme" avec ADIL ferait donc du RFD un parti neutre,sans ligne de conduite précise prêt à se joindre à l'adversaire à la moindre occasion c'est-à-dire à la jacquerie Adilo-Adilienne !En somme un parti additionable avec « les gros bâtonnets aussi bien qu'avec les petits bâtonnets » comme auraient dit mes 2 instits Yaly l'ex ministre et Chabarnoux.C'est tout de même léger ,pas fort, de café et décevant, vous en conviendrez sûrement parlant de ce parti historique ! Réduire ,comme peau de chagrin ,l'héritier de l'épique et mémorable UFD en commode , dépouillé et humble histrion du paysage politique national ,triste et attristante expectative pour ce monument! 
La politique est certes l'art du compromis et du risque bien soupesé et calculé mais celà ne saurait servir d'excuse fallacieuse pour que , ce qui reste encore de notre opposition démocratique non encore subornée ,pensons nous ,passe avec armes et bagages du coté des « Roumouz el Vessad » 1ére, 2éme ou 3éme génération ,ainsi de suite à l'infini !Car dites vous bien que l'on n'est pas près de sortir de l'auberge et que tout travail d'opposition crédible devrait s'inscrire dans la durée et la constance dans l'attachement aux fondamentaux.Le reste s'appellerait de l'opportunisme ou de l'arrivisme. 
Je vous laisse Mr Marrakchy , membre du Bureau Exécutif du R.F.D le soin de qualifier « cette insoutenable légèreté de l'être » politique (Milan Kundera) ,je crois ! 
Et par le point Nr 2 justifiant la connivence de votre parti avec l'armée et magnifiant l'immixtion de celle ci dans les prérogatives de l'executif , vous ne préconisez ni plus ni moins que ce que certains "parlementaires putschistes " téléguidés par des généraux tout aussi putschistes s'escriment en vain d'accrediter ces derniers temps.Ce faisant,le RFD saigné à blanc par son hémorragie interne planifierait-il d'arriver au pouvoir en contournant les urnes et le légalisme ,en se reposant sur les « bons et loyaux » services et prestations des généraux manipulateurs et imposteurs à la recherche de nouveaux citrons à presser et à jeter comme Sidioca ?AOD serait-il le prochain candidat-citron à usage unique ? Le RFD et le leader de l'opposition démocratique seraient-ils si obnubilés par la « passion du pouvoir » au point de brader les valeurs démocratiques cardinales et le pays avec ?Quitte à servir de faire-valoir obeissant ,désaffecté et flasque triturable à souhait par les militaires et leurs cerbères RV-séditieux ? 
Pour tout ramasser Mr Marrakchy,dites nous SVP :le RFD, l'opposition démocratique et son leader auraient-ils perdu leurs âmes ? Auquel cas quelles seraient donc les raisons de cette regrettable évanescence?Il me semble qu'à ce train ,il ne nous reste plus , à nous autres démocrates, que d'entonner l'hymne « God save the democratie » avant d'en faire le deuil ,à Dieu ne plaise ! 
 
NB:Je préciserais que j'ai toujours tenu en sainte horreur le PRDS et tous les partis de cette "extraction" donc forcément la noria ADIL aussi.
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Visiteur régulier
4. 09-07-2008 15:16
je pense qu'il faut que sidioca, mettre ce pyas sur des bases saines en punissant les voleurs du bien public et en jugeant les geans militaires ou civils qui ont commis des massacres soit en participant directement ou indirectement dans ces massacres contre nos frères négro africains, le problème de la mauritanie se situe là, sans la punition de ces gens là qui ont sacagés le pays et tuaint des gens innoncent, le pays va pas aller trop loin, les deux problèmes qui minent ce pays depuis plusieurs decennis, le pillage et les massacres d'une population a cause de sa couleur de peau. punir les criminelles et les pillards, et la mauritanie va aller très bien, sinon ces mêmes personnes et ses complices vont nous amener nul part sauf d'un crime à l'autre et sans scripule . ce groupe est en train de prendre la mauritanie en otage. les criminelles et les pillards et leurs complices gouvernent toujours ce pays. 
punir les criminelles
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punir les criminelles
5. 09-07-2008 17:51
avant de punir les voleurs et les pillards j'espere qu'il va commencer par les membres de sa propre famille (et j'en doute apres la dissolution de la commision senatoriale dont il est sans doute à l'origine).cette famille qui a piller tant en peu de temps ,ils sont entraint de briser tout les records. 
il y'a un proverbe maure qui explique tout ça:"ejjou3 echbeh elli kerdou ew ketlou men elli kerdou ew 6alssou"
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mouta3ajib

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