Pétition : Appel pour le respect de la liberté d’expression en Mauritanie

1112008

 Depuis le coup d’Etat du 06 août 2008, l’exercice des libertés fondamentales devient de plus en plus problématique en Mauritanie. A l’interdiction absolue de manifester est venue s’ajouter, de plus en plus ouvertement, celle d’exprimer ses opinions et de prendre part aux débats publics.

Le cas de Monsieur Isselmou Ould Abdel Khader est emblématique du recul de ces libertés dans notre pays. En effet, Monsieur Ould Abdel Khader est en garde-à-vue depuis une semaine et fait l’objet de chantages et de menaces en tous genres juste pour avoir exprimé une opinion sur la Garde Présidentielle lors d’un débat télévisé. Il aurait qualifié le Bataillon de SEcurité Présidentielle (BASEP) de milice aux ordres du Général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il se trouve que le BASEP fut créé par Ould Abdel Aziz qui s’en est servi pour déjouer deux tentatives de coup d’Etat, l’a utilisé pour opérer le coup d’Etat de 2005 et de nouveau pour perpétrer le putsch de 2008. Il ne peut donc être contesté que ce corps d’élite soit lié à la personne de Ould Abdel Aziz. Emprisonner un citoyen pour avoir exprimé une telle opinion relève de la dictature.

Nous, soussignés, citoyens ou amis de la Mauritanie :

1- exigeons la libération immédiate d’Isselmou Ould Abdel Khader et l’extinction de toutes les poursuites judiciaires et les tracasseries administratives dont il est l’objet ;

2- dénonçons avec la dernière énergie le régime liberticide que les militaires sont en train d’installer en Mauritanie depuis le coup d’Etat du 06 août 2008 et demandons, notamment, la levée des interdictions de manifester imposées par le gouvernement illégitime des putschistes ;

3- appuyons la lutte du peuple mauritanien et les efforts de la communauté internationale visant au rétablissement de l’ordre constitutionnel et la réintégration du Président élu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, dans la plénitude de ses fonctions.

25-octobre-2008

Pour signer cet appel, envoyer un e-mail avec votre nom, prénom, fonction et lieu de résidence à l’une des adresses suivantes :

lemrabott.saleck@for-mauritania.org, mohamed.baba@for-mauritania.org, sidi.mohamed@for-mauritania.org  ou  elhadj.ndiaye@for-mauritania.org

Les signataires :

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Sit-in à Paris

6102008

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A l'appel du Mouvement de Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (FNDD-France) et deFor-Mauritania, AVOMM et FLAM, des dizaines de mauritaniens et de représentants de formations politiques et d'élus français se sont rassemblés devant l'ambassade de Mauritanie à Paris. A noter aussi la présence trés remarqué de M. le Ministre Soumaré de passage à Paris et qui tenu à être présent parmi les militants pour la légitimité démocratique. Ce sit-in visait à dénoncer l'entêtement des généraux démis de leurs fonctions à la veille de l'expiration de l'ultimatum fixé par l'Union Africaine. Au début du rassemblement, lecture a été donnée des communiqués publiés par les organisateurs. Puis des représentants de formations politiques et d'élus français ont pris la parole pour exprimer leur solidarité avec la lutte du FNDD et leur attachement à la légitimité démocratique en Mauritanie. Ainsi, Madame Mounia Zahiri, attachée parlementaire de la sénatrice Alima Boumediene-Thierry, a pris la parole pour insister sur la nécessité de prolonger et d'intensifier le combat pour la démocratie et les droits de l'Homme en Mauritanie. Des représentants des verts et du NPA étaient également présents au sit-in.
Les manifestants ont affirmé leur engagement pour le retour de la légitimité démocratique et de l'ordre constitutionnel par le rétablissement de M. le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi dans ses fonctions. Ils ont en outre mis la junte putschiste en garde contre toute intensification de la répression à l'intérieur du pays. Les auteurs de celle-ci seront poursuivis où qu'ils se rendent à travers le monde. 

 

Communiqué  sur l'ultimatum de l'Union Africaine

Demain, expirera le délai fixé par l'Union Africaine pour faire revenir l'ordre constitutionnel par le rétablissement de M. le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi dans ses fonctions.  Dans une énième fuite en avant, la junte militaire vient de ''rejeter'' les demandes de l'Union Africaine et s'obstine dans sa ligne irresponsable. Le Mouvement de Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (FNDD-France) tient à :

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Débat sur le Putsch du 06 Août 2008 - AFRICA N°1 (Deuxième partie)

26092008

Débat organisé le 10 septembre 2008 par la radio AFRICA N°1

Invités :

Omar OULD DEDDE OULD HAMADY (Juriste - Membre du MDLIM)

Ciré BA (Historien - Membre du MDLIM)

Harouna TRAORE et Issa MANSEGA (Représentants de la junte putschiste) 

A vous de juger et de commenter :

2ème Parie (10/09/08)

1ère Partie (02/09/08)

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MDLIM : Communiqué

22092008

Paris, le 21 septembre 2008

Les premières informations relatives au lâche attentat de Tourine viennent d'être vérifiées. Les auteurs de cet acte criminel ont exécuté leur forfaiture avec un degré d'horreur épouvantable.

Le Mouvement pour la Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (MDLIM) saisit cette triste occasion pour :
 
Ø  Renouveler ses condoléances aux familles éplorées ;

Ø  Réitérer sa condamnation de cet acte barbare. Aucune religion, aucune croyance ni aucune idéologie ne peuvent justifier cette horreur ;

Ø   Tenir les généraux usurpateurs du pouvoir pour responsables de la paupérisation de nos forces armées dont les moyens sont mobilisés au service de l'ambition personnelle des généraux et de leur obsession d'un pouvoir qu'ils entendent exercer contre la volonté des mauritaniens ;

Ø  Dénoncer la tentative de la junte militaire d'exploiter l'émotion légitime née de cet acte barbare à des fins bassement propagandistes.

Ø  Rappeler que l'Etat mauritanien, actuellement pris en otage, doit reconnaissance et gratitude à ces jeunes soldats tombés au champ de d'Honneur à Tourine. Aussi, convient-il de s'occuper de leur veuves et orphelins de manière urgente et efficace contrairement à ce qui a été observé avec les martyrs de Lemgheyti, de El-Ghallaouiya et de Nouakchott.
 


Commission de la Communication

Mouvement de Défense de la Légalimté Institutionnelle en Mauritanie (MDLIM) - Paris (France)




Séjour de la délégation parlementaire du FNDD à Paris

22092008

Vendredi, 19 septembre 2008

La délégation parlementaire du FNDD reçue par les leaders de la LCR (Nouveau Parti Anticapitaliste) et du Parti Communiste Français

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Accompagnés de membres du Mouvement de Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (MDLIM), les députés FNDD de passage à Paris ont rencontré, le vendredi 19 septembre, les leaders de la Ligue Communiste Révolutionnaire (le Nouveau Parti Anticapitaliste qui regroupe, au-delà de l’ancienne LCR les organisations altermondialistes et certaines formations écologistes françaises) ainsi que ceux du Parti Communiste Français.

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Réunion de la Délégation parlementaire du FNDD à Paris

17092008

Députés FNDD (Mme. Diallo et M. Salek) 

Après avoir assisté à la réunion parlementaire Union Européenne-ACP à Bruxelles, deux des quatre députés FNDD qui y ont participé séjournent à Paris depuis samedi. Il s’agit de Mme. Khadijata Malik Diallo de l’UFP et de M. Salik Ould Sidi Mahmoud de Tawasoul.

Durant leur séjour à Paris, les deux députés doivent rencontrer les leaders politiques français. Ainsi, une audience est prévue à l’Elysée ce lundi 15 et des rencontres avec les chefs des groupes parlementaires français sont prévues pour le même jour. Avant de quitter la capitale française, les députés rencontreront également les leaders des différentes formations politiques françaAises, notamment, ceux du parti des verts avec lequel il s’agira essentiellement de discuter les initiatives ambiguës de la députée européenne Mme. Isler-Béguin.

Aujourd’hui, dimanche, Mme. Khadijata Malek Diallo et M. Salik Ould Sidi Mahmoud ont animé une rencontre publique avec les acteurs politiques mauritaniens en France. La réunion s’est tenue à Vitry sur Seine en présence des représentants du Mouvement de Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (MDLIM). Le MDLIM regroupe en France les sections des partis du FNDD ainsi que les organisations syndicales et les ONG mauritaniennes de défense des droits de l’Homme.

Réunion    Réunion

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Vidéos de la manifestation anti-putsch organisée par le MDLIM à Paris (30 août 2008)

6092008




Appel à Manifester pour le 30.08.08 à 14 heures, Place du Trocadéro, Parvis des droits de l’Homme

26082008

Libérez le président

La Mauritanie s’était ouverte à une ère démocratique après le coup d’Etat d’août 2005. Des militaires ont décidé de mettre fin à ce processus. Cette situation a créé un choc au sein des démocrates originaires de ce pays et d’autres personnes, des organisations internationales, des ONG, des militants des droits de l’Homme, etc.

En réaction au coup d’Etat du 6 août 2008, les Mauritaniens de France ont décidé de réagir en créant le Mouvement de Défense de la Légalité Institutionnelle en Mauritanie (MDLIM).

Celui-ci a pour objectif de lutter en vue du rétablissement du processus démocratique qui avait donné tant d’espoir. Il vise à mobiliser tous les Mauritaniens au-delà de leurs appartenances particulières et tous ceux qui s’intéressent au progrès dans ce pays afin de participer au retour de la légalité constitutionnelle.

Ils réclament la libération de tous les détenus et la liberté d’expression la plus totale de tous les citoyens mauritaniens vivant au pays. Ils demandent le retour des Président élu au commande. Ils lancent un appel à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent de se joindre eux en vue de ramener les putschistes à la raison.

A ce titre, une manifestation est organisée le samedi 30 à partir de 14 heures, au départ de la place du Trocadéro, Parvis des doits de l’Homme. Métro Trocadéro

Les organisations signataires sont les suivantes :

APP, UFP, FLAM, TAWASSOUL, Les Nouveaux Démocrates, L'Observatoire pour la Défense de la Démocratie

AVOMM, CAMME, CSDM, ID, OCVIDH, ND, OTMF, le GREM

Fait à paris le 25 08 2008




Contre la volonté du Président, pas de session extraordinaire possible(*)

21082008

Par : Omar Ould DEDDE Ould HAMADY

Après le constitutionalisme de ‘’gadgets’’ au nom duquel on était priés de s’extasier devant la ‘’motion de censure’’ présentée par une Assemblée qui n’a jamais proposé une loi ni contrôlé un acte gouvernemental, voici venu le temps du constitutionalisme de l’intimidation et du terrorisme intellectuel. Après l’épisode de la ‘’motion de censure’’, le même groupe de députés demande aujourd’hui la tenue d’une session parlementaire extraordinaire. Jusque-là, le gouvernement s’en est tenu à l’appréciation de la recevabilité formelle de la demande, la rejetant pour un vice de procédure. Cependant, quand bien même cette demande serait recevable dans la forme, rien n’oblige le Président de la République à y déférer. Le pouvoir de convoquer une session extraordinaire du Parlement est un pouvoir propre et totalement discrétionnaire du Président conformément à notre Constitution.   

Anticipant cet argument, un document attribué aux députés et qualifié de « consultation contradictoire » a abordé cette question subsidiairement en invoquant la pratique française sous la cinquième République. Sa substance a été reprise par les députés lors de leur conférence de presse du jeudi dernier et dans leur lettre adressée au ministre chargé des relations avec le Parlement. Pourtant, et contrairement ces affirmations, la pratique constitutionnelle française constante, suivie et jamais démentie, démontre que le pouvoir de convoquer une session extraordinaire du Parlement relève de la seule compétence discrétionnaire du Président de la République (I). En Mauritanie, ce pouvoir est encore plus affirmé car il ne résulte pas seulement de la pratique constante des institutions, mais aussi de la lettre sans équivoque de l’article 53 de la Constitution (II).

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Pétition “Restaurer la démocratie en MAURITANIE”

21082008

Dreapeau mauritanie                  Libérez le président     

Signez la pétition pour défendre et restaurer la démocratie en Mauritanie

Les généraux Ould Abdelaziz et Ould Elghazouani viennent d’opérer un coup d’Etat militaire en Mauritanie. Intervenant après une longue période de blocage politique, ce coup d’Etat vient entamer considérablement les espoirs des Mauritaniens  en l’instauration sur leur territoire d’un Etat de Droit.

Nous, soussignés, démocrates et citoyens soucieux de la sauvegarde des institutions de notre jeune République :

1-     Dénonçons avec la plus grande fermeté le coup d’Etat militaire qui vient de renverser un président  démocratiquement élu,

2-     Exigeons  le retour définitif des militaires dans leurs cantonnements et leur maintien dans leurs fonctions, en dehors du jeu politique et des institutions civiles républicaines.

3-     Exigeons la libération et la réintégration dans sa fonction, du Président de la République.

4-     Exhortons les partenaires de la Mauritanie, les pays amis et l’ensemble des gouvernements à s’abstenir d’envoyer quelque signe que ce soit en direction de la junte militaire pouvant être interprété comme une quelconque reconnaissance.

5-     Engageons l’ensemble des forces patriotiques de l’intérieur et de l’extérieur du pays, partis politiques, société civile, syndicats, organes de presse  et personnalités indépendantes à se joindre à nous dans la lutte  pour le retour à la démocratie.

6-   Engageons  l'ensemble de ces mêmes forces, une fois le retour à la légalité républicaine assuré, à ouvrir, sans plus tarder, un débat national large et serein tendant à redéfinir le statut et le rôle des forces armées et de sécurité dans notre pays, y compris les rapports de celles-ci avec les institutions et le citoyen ordinaire.

Pour signer la pétition, veuillez envoyez votre nom et prénom, titre et lieu de résidence à l'adresse suivante : save.mauritania@gmail.com

La pétition est disponible en Arabe, Anglais et Espagnol sur l'adresse : http://disselmou.googlepages.com/restaurer_la_democratie

Signataires :

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Le Management Interculturel : Un nouveau défi de la mondialisation

8062008

dhaker                                  georgetown  

Par : Sidi Mohamed Ould Dhaker 

Avec la mondialisation des échanges et des investissements, les entreprises s’internationalisent de plus en plus, que ce soit par des implantations à l’étranger ou par le commerce avec des entreprises de pays différents. Ces changements entraînent des relations complexes avec de nouveaux clients, fournisseurs, salariés et autres interlocuteurs de cultures différentes. D’autre part, la pénurie actuelle de cadres incite certaines entreprises à chercher des contacts hors du marché strictement national de l’emploi. Ces nouvelles tendances contribuent à accentuer davantage la diversité culturelle dans l’entreprise.  Cependant, suite à la globalisation des marchés, la libéralisation des échanges et le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, les entreprises sont confrontées volontairement ou souvent involontairement à la dimension internationale du management.

En effet, l’international irrigue tout l’organigramme et toutes les fonctions des entreprises dont aucune ne peut plus se targuer d’être «à l’abri» de l’international.    Quel que soit le métier, la rencontre de diverses cultures constitue une réalité quotidienne au sein d’un nombre croissant d’entreprises. Toutefois, il est nécessaire de préciser que les relations interculturelles sont également sources d'incompréhension et d'erreur d'interprétation qui peuvent rapidement mener à des tensions, voire aux conflits.  Cependant, la délocalisation des sites industriels, les réseaux d'information et de communication planétaires, l'émergence de zones en voie d'intégration, la prolifération de groupes multinationaux qu'il faut apprendre à gérer et à coordonner dans leur diversité, situent les enjeux du management international. 

Qu'est-ce que le management international ? Quels aspects des théories du management remet-il en cause ? Assiste-t-on à l'émergence d'une nouvelle problématique de gestion ? Les pratiques et systèmes en cours s'en trouvent-ils radicalement modifiés ? Les enjeux et défis auxquels les entreprises sont confrontées changent-ils de nature ? Autant de questions auxquels les chercheurs en sciences du Management sont confrontés aujourd’hui. 

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Economie Mauritanienne : Facteurs de blocage

16052008

Dhaker Par Sidi Mohamed Ould Dhaker (*)

La situation difficile que traverse la société mauritanienne depuis plusieurs décennies et qu’elle devra subir pendant quelques années encore, prend ses racines dans les profondeurs socio-économiques du pays. La conjoncture récente internationale et nationale n’a fait qu’exacerber les effets de cette situation. 

Bien que le mot « crise » ait été galvaudé par les multiples usages dont il a fait l’objet ces dernières années ; nous le prenons ici pour en cerner les composantes. Elles sont nombreuses et diverses ; leur profondeur pour celle des difficultés que nous vivons ; elle prouve aussi celle des mesures à prendre pour assainir la situation et remettre la société mauritanienne sur les rails du développement et de la motivation active. 

Les diverses facettes de la crise mauritanienne se situent sur le plan économique, financier, social, administratif, judicaire et même morale. Différents mesures ont été prises ces dernières années, mais ils doivent être accompagnées d’une action en profondeur sur les structures socio-économiques du pays. 

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Commandanté Ché Guevara : Un combat , Un Homme , Une légende

10052008

” Soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. ” Che Guevara

 Le Ché 

Pourquoi tant d’engouement voire de dévotion à l’icône du Che, notamment le fameux portrait fait par Korda , de Che avec le béret et l’étoile rouge . Ce portrait tiré à des millions d’exemplaires symbolise aussi bien en Occident que dans les Pays du Sud, la résistance, le combat propre, l’abnégation.. Son effigie de héros populaire a acquis, depuis une quarantaine d’années, l’aura d’une icône. Quelque 20 millions de personnes, à travers le monde, posséderaient un tee-shirt à l’image du « rebelle éternel ». 

Les années soixante dix virent, progressivement, s’installer la fin des illusions de millions de jeunes qui avaient cru changer le monde. C’était compter sans l’impérialisme américain et le goulag russe qui ne voulait pas entendre parler de perturbateurs.

On pense d’ailleurs, que le Che a été lâché par Castro sur ordre des soviétiques en l’occurrence de Kossyguine qui venait de conclure avec Lindon Johnson un pacte de « coexistence pacifique ».  

Qui est vraiment Che Guevara ?

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Un exposé simpliste pour bien comprendre les différents effets de la crise des crédits immobiliers (Subprimes)

2052008

photo  Par Sidi Mohamed Ould Dhaker

 La dernière crise financière, des subprimes, a jeté un pavé dans la mare du capitalisme mondial. Alors que les performances des entreprises ne connaissaient qu'une croissance positive, voilà qu'un grain de sable vient d'enrayer le fonctionnement de l'économie mondiale. Ces dernières années, le capitalisme mondial ne savait plus où trouver de nouveaux relais de croissance. Après avoir anticipé une hausse importante des bénéfices des entreprises, les spéculateurs ne savaient plus où faire de grosses plus values. Alors ils se sont tournés vers une prise de risque plus importante, pourquoi ne pas permettre à des personnes de devenir propriétaires alors que leurs revenus ne le permettent pas ? L'idée n'est pas nouvelle mais ce qui est nouveau c'est que son origine n'est pas une demande sociale mais économique et c'est bien là le problème. En effet, d'un point de vue social, tout le monde rêve d'être propriétaire de son logement.  Les spéculateurs ont aperçu à travers ce besoin, un formidable outil de croissance.

Le problème vient ensuite de la manière dont ces prêts ont été constitués. Un bon spéculateur se doit de limiter ses risques. Les banques à crédits à risque (subprimes) ont donc décidé de prêter à des taux importants et variables afin de se couvrir leurs risques. Les emprunteurs se sont donc engagés pour de longues années (plus de 30 ans souvent) pour rembourser un prêt immobilier. Pour ma part je vois cela comme une sorte de location longue durée avec une option d'achat sur le bien en question. 

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Entretien avec le grand penseur égyption JEMAL EL BANNA (Telquel - Maroc)

14042008

jemal el benna Interview avec Jemal El Benna (telquel-Maroc)

Le penseur Egyptien Gamal Al-Banna, frère de Hassan Al-Banna, le fondateur de la confrérie des frères musulmans, a animé un cycle de conférences au Maroc. Rencontre avec un érudit qui prône un islam différent, loin de toute diabolisation ou de parti pris politique.

Comment se porte l'Islam ? 

Il est entre les mains de régimes et de conseils religieux paresseux. Ces gens exploitent la gloire et les réalisations du passé, c'est-à-dire des faits qui remontent à mille ans et plus. C'est devenu presque un monopole, un fonds de commerce. Cette attitude paresseuse est dangereuse, comme on peut le voir, le résultat aujourd'hui via les manifestations de haine contre l'islam et l'attitude même de ceux qui s'en réclament. Les malentendus qui en sont le produit ont des conséquences qui s'inscrivent désormais à l'échelle planétaire. C'est terrible. 

Une voie de sortie ?  

Elle ne peut se faire que par un retour aux sources de l'islam, du Coran. Tout doit repartir de là. Le Coran, dans son essence et contrairement à ce que prétendent beaucoup de ses promoteurs officiels, est un outil qui appelle à l'effort, à l'ijtihad et à la réflexion. Il ne peut reposer sur la seule transmission aveugle de père en fils. C'est cette dernière approche qui est majoritairement privilégiée aujourd'hui, et c'est de là que vient justement le danger.Retourner aux sources de l'islam signifie, aux yeux de l'opinion publique, s'abandonner au salafisme, reprendre la charia à la lettre, etc.

N'est-ce pas dangereux ?  

Cela n'a rien à voir. Le salafisme signifie une lecture conservatrice, passéiste de l'islam. Le retour aux sources de l'islam signifie autre chose : comprendre le contexte social et même économico-historique, qui a enfanté le Coran. Aucune comparaison n'est possible entre les deux. Quant à la charia, rien ne dit que c'est un texte sacré. La charia est une base de travail, il faut en garder les lois compatibles avec notre époque, et changer, voire éliminer les lois qui ne sont pas, ou ne sont plus, justes. Le retour aux sources n'est pas un retour au salafisme, mais à la raison, à la sagesse de l'esprit. Parce que l'essence même de l'islam, et je dirai même de toute religion, n'est pas un texte sacré, mais le cerveau humain. C'est l'homme qui prime. Et l'homme c'est l'esprit, c'est la réflexion, c'est le renouvellement. En privilégiant l'approche inverse, figée, on perpétue les khorafat, les mythes. Cela ne mène nulle part.

 L'islam progressiste, c'est possible ?  

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Propositions pour promouvoir le financement de la création d’entreprise en Mauritanie

5022008

photo Par Sidi Mohamed Ould Dhaker

Dans une économie de marché, la création d’entreprise est un phénomène à portée économique et sociale nationale même, si l’acte de créer est d’abord une affaire d’initiative personnelle et souvent individuelle.

Sur le plan économique, une question d’une importance capitale se pose souvent : Quelle est la clé de la croissance, de l'emploi, du pouvoir d'achat, de la consommation, du progrès social et technique, bref du dynamisme économique? « C'est l'entreprise ! Nos entreprises doivent se développer, mais avant, il faut qu'un jour elles naissent à partir d'une idée, à partir d'une activité ou à partir d'une volonté  ».

Cependant, en Mauritanie, les entrepreneurs évoluent dans un environnement plus contraignant et un climat d'affaires plus attrayant. En effet, les contraintes majeures auxquelles les entrepreneurs se heurtent sont liées à la valorisation des ressources humaines, aux infrastructures de base, à la technologie ainsi qu'à l'environnement institutionnel, financier, juridique et judiciaire. Par ailleurs, malgré d'importantes ressources naturelles comme le fer, le cuivre, le poisson et les ressources pétrolières, récemment exploitées, pour ne citer que celles-là, la Mauritanie n'arrive pas encore à réaliser un véritable décollage économique. Le classement da la Mauritanie dans le peloton de queue de l'IDH (Indice du Développement Humain) reflète ces difficultés.

Dans le domaine de la création d'entreprises, la situation de la Mauritanie n'est pas satisfaisante si on la compare avec celle qui prévaut à l'extérieure de ces frontières. La Société Financière Internationale (SFI) du groupe de la Banque Mondiale (WB) classe la Mauritanie à la place 146/175 dans son rapport mondial sur la création d'entreprise. A titre d'exemple, il faut effectuer 11 formalités, ce qui nécessite en moyenne une durée de 82 jours, pour créer une entreprise, contre 6 procédures et une durée de 6 jours au Maroc.

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La création d’entreprise : un enjeu économique et social majeur négligé en Mauritanie

12012008

untitled1.jpgPar Sidi Mohamed Ould Dhaker 

Cet article résume les résultats de la recherche que j’ai réalisé l’année dernière dans le cadre de mon mémoire de Maîtrise en Economie/Gestion à l’Université de Nouakchott « Entrepreneuriat et Création d’Entreprise en Mauritanie ». Dans le cadre de ce travail de recherche j’ai essayé d’explorer le phénomène entrepreneurial et  notamment celui de la création d’entreprise dans le contexte  mauritanien.

Nul n’est plus à convaincre de l’impérieux besoin pour notre pays de se consacrer à la création et au développement de ses entreprises. Quel que soit le point de vue d’où l’on se place, l’apport des nouvelles entreprises à notre économie, à nos emplois ou encore au développement des territoires revêt une importance considérable.

Si l’objectif est clair, les contraintes restent nombreuses. Une grande diversité de cas sont concernés. En effet, les profils des créateurs d’entreprise sont très variés et, pour ne citer que les deux extrêmes, les projets d’entreprise concernant  les projets de création mettant en œuvre des processus d’innovation nécessitent des dispositifs appropriés. De plus, il existe une extraordinaire variété d’acteurs qui constituent l’environnement de l’entrepreneur : acteurs publics, parapublics, privés, associatifs…

Qu’il vienne du salariat, du chômage ou qu’il sorte de l’école, le créateur doit être au cœur du système. C’est de lui que tout naît, c’est lui qui porte un projet, qui va le mettre en mouvement et qui prendra les risques. Il créera les richesses et les emplois.

Servir le créateur, revaloriser son statut et son rôle, lui donner une vraie place dans la société, lui faciliter la tâche pour donner au plus grand nombre le goût d’entreprendre, telles ont été les finalités de notre réflexion et le but de nos recherches.

Dans cet esprit, notre recherche (Mémoire pour l’Obtention du Diplôme de Maîtrise en Economie / Gestion à Université de Nouakchott – 2007 ) propose des orientations qui ont pour objectif d’améliorer le contexte de la création d’entreprise, de sécuriser et de simplifier la vie de l’entrepreneur, ou encore de lui donner les conditions et les moyens de sa réussite. L’objectif principal de notre recherche est d’identifier et de comparer les facteurs affectant et intervenants dans le processus entrepreneurial en Mauritanie.

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La privatisation : la solution magique, un « mal nécessaire » ou l’expression du capitalisme mondial

15122007

id.jpg Par Sidi Mohamed Ould Dhaker

Au moment où s’engage un nouveau débat sur la privatisation partielle ou l’ouverture de capital de la SNIM ainsi que la quasi-faillite d’Air Mauritanie, le débat sur la privatisation revient alimenter les discussions au sein des cercles d’économistes et d’intellectuels. Loin du vase clos du business et de la finance, notre contribution s’intéresse à l’économie comme enjeu collectif et social. Notre ambition  est de concilier solidité de l’information et facilité de lecture.

Cependant, le thème de la privatisation a alimenté les débats ces dernières décennies entre les tenants du libéralisme considérant que la privatisation et la seule solution pour remédier le manque de performance auquel se heurtent les entreprises publiques et les mouvements attachés à l’idée que l’appropriation par l’Etat des moyens de production et que la propriété collective de ces moyens constitue le moyen nécessaire et suffisant pour un bon fonctionnement de la cité, pour ne citer que les deux extrêmes.  

En se basant sur les expériences étrangères en matière de privatisation des entreprises publiques, nous allons essayé de mettre en valeur les dangers de cette « action » considéré par d’autant comme « un mal nécessaire », alors que pour beaucoup d’économistes et de politiciens, la privatisation n’est rien d’autre que le règne du système capitaliste devenu mondialisé.  

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