19-11-2008 (23 lectures)
Trois mois et une semaine jour pour jour après le coup d’Etat – pardon, la rectification! Décidemment, on ne s’y fait pas, à ce maquillage de scène! – qui a interrompu, brutalement, son mandat électoral, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été transféré, jeudi dernier 13 novembre, dans son village natal de Lemden et placé en résidence (très) surveillée. Cette petite bourgade, située à une trentaine de kilomètres d’Aleg, illico projetée sous les feux de l’actualité, se serait, probablement, passée d’une telle publicité, gratuite au demeurant. Sa quiétude légendaire a été, subitement, troublée par un flot ininterrompu de voitures et de visiteurs, venus serrer la main de celui qui symbolise, pour eux, la légitimité bafouée. Le temps d’une matinée, Lemden est devenu «la» Mauritanie, avec son président élu, qui se considère, toujours, en exercice, un président de l’assemblée Nationale, qui refuse, lui aussi, le «fait accompli», entourés du président du Sénat, du président du Conseil Economique et Social et des ministres du gouvernement Waghf II. Accourue dès l’annonce du transfert, la presse a pris le village d’assaut et, comme revigoré par les «bonnes» nouvelles que lui ont apportées ses soutiens, Sidi s’est prêté, volontiers, au jeu des questions /réponses. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (21 lectures)
Lemden portera-t-elle conseil? Après 97 jours de détention au centre international des conférences de Nouakchott, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été déplacé, à plus de 250 kms, à l’Est de la capitale. La veille, vers vingt-deux heures, des officiers lui auraient appris, dans sa geôle, la volonté de leur chef, le général Aziz, de le transférer à Lemden, son village natal, situé aux confins du Brakna, en espérant, peut-être, que le plein air, les grands espaces, mais aussi la proximité des siens et leur sagesse, puissent le ramener à des sentiments plus conciliants, susceptibles de contribuer à la résolution d’une crise qui n’a plus que quelques jours pour se dénouer et éviter, au pays, les sanctions sévères que la communauté internationale brandit, depuis le coup d’Etat du 6 août. Lemden, capitale du pays 6 heures 50 minutes. Les habitants du petit village de Lemden sont encore assoupis après une nuit d’hiver assez longue. Soudain, un vrombissement de voiture, inhabituel à pareille heure. Des curieux sortent timidement, pour aller aux nouvelles. Des cris, des youyous de femmes. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (20 lectures)
Alors que l’ultimatum de l’Union européenne approche, l’ancien président est transféré, depuis jeudi (13 novembre), à son village natal de Lemden, où il vit en résidence surveillée «allégée». Son attitude politique personnelle et celle de ses amis politiques sont cruciales pour ce qui sera décidé, le 20 novembre, à Bruxelles Le président élu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé par le coup d’Etat le 6 août dernier, se trouve, désormais, à mi-chemin entre la condition de liberté et celle de prisonnier. C’est ce que l’on peut déduire d’une simple comparaison entre ses ancienne et nouvelle situations. Avant le jeudi dernier 13 novembre, jour de son transfert, dans la nuit, vers son village natal de Lemden, dans la wilaya du Brakna, il était emprisonné dans une villa au Palais des congrès. Il n’était autorisé ni à recevoir des gens, y compris les membres de sa famille, ni à communiquer avec le monde extérieur – il était privé de téléphone et de tout autre moyen de communication. Les rares visites qu’il a reçues sont celles de personnalités étrangères et de quelques personnalités nationales, opérant dans le domaine des droits de l’Homme. Visites autorisées, au compte-goutte, après aval des nouvelles autorités. Dans sa nouvelle situation, les choses semblent bien différentes et ont, même, évolué vers un véritable mieux, mais on ne peut, toutefois, parler de liberté. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (13 lectures) «Ould Cheikh Abdallahi s’est engagé à se retirer de la politique» Le ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Moine, a tenu, jeudi dernier 13 novembre, une conférence de presse, à l’hôtel Atlantic Ezza, au cours de laquelle il a parlé des améliorations apportées aux conditions de vie des populations, et a évoqué les préparatifs des prochaines journées de concertation. Le ministre a précisé qu'au niveau politique, la commission ministérielle, chargée de préparer les Etats Généraux de la Démocratie (EGD) a entamé ses travaux, soulignant qu'elle a, déjà, rencontré les maires mauritaniens et la plupart des partis politiques, des intellectuels, des syndicats, des acteurs politiques et sociaux. Il a ajouté que la commission se trouve, encore, dans sa première phase de préparation et qu'elle soumettra un rapport, à la fin de ses travaux, à son président, avant que ne soient fixés la date et l’ordre du jour de cette concertation qui sera consacrée – selon ses propos – à la discussion de la situation politique et institutionnelle, ainsi qu'aux réformes fondamentales nécessaires. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (17 lectures) Le ministre des finances, Sid’Ahmed Ould Raïss, a tenu une conférence de presse qu’il a consacrée à l’explication du projet de loi de finances 2009. Le ministre, entouré de ses principaux collaborateurs, a précisé que ce projet sera soumis au parlement pendant sa session ordinaire en cours. Le projet de budget pour l’exercice 2009, examiné et adopté au cours du conseil extraordinaire du gouvernement, tenu le mardi 11 novembre, s’équilibre – selon le ministre – en recettes et en dépenses à la somme de 233.856.497.550 ouguiyas. Ould Raïss a expliqué que, par rapport au budget rectifié de l’année 2008, la nouvelle loi de finances accuse une baisse de 13,6%. Les indicateurs de croissance pour l’année 2009 seront stabilisés. Ainsi, le taux de croissance réel projeté du PIB – hors pétrole – et le taux d’inflation seront maintenus, respectivement à 5,5% et 7,3%. La nouvelle loi des finances vise – toujours selon le ministre – une série d’objectifs dont : la préservation de la stabilité macro-économique, par la maîtrise de l’inflation et l’impulsion d’une croissance économique durable ; l’ancrage et la consolidation de la démocratie ; la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption ; la poursuite des objectifs du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) – notamment la lutte contre l’extrême pauvreté – la promotion des ressources humaines ; l’amélioration de l’accès aux services de base et la restructuration, enfin, des quartiers précaires de Nouakchott. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (23 lectures) Belinda Mint Mohamed Vall, une jeune mauritanienne de 27 ans, a organisé une cérémonie de dédicace de son œuvre littéraire, suivie d'un débat, dans la soirée du samedi 15 novembre, dans le cadre un chanteur de l'hôtel Golf d'Abidjan sur les bords de la lagune Eboué, en présence d'un public étoffé. La manifestation s'est déroulée sous le parrainage du ministre ivoirien de la solidarité, chargé des victimes de guerre, avec la participation de personnalités du monde littéraire, de responsables d'ONGs pour la défense des droits des femmes, de religieux musulmans et chrétiens et d'intellectuels de divers milieux. Introduisant le débat sur l'œuvre de notre compatriote, qui a mis, dans les rayons, cinq livres, en un temps record - au cours de la seule année 2008 - le docteur Boni Assié, professeur à la faculté des lettres de Cocody, a salué un style "délibérément contestataire et déstabilisateur". Un choix qui permet à Belinda de dépeindre, sous des accents sincères et sans détour, la réalité d'une société africaine dont les ressorts de décision restent, exclusivement, détenus par les hommes, et donner, ainsi, un singulier relief à "la violence, à la fois physique et morale", subie par les femmes dans un univers misogyne. Cette révolte, contre un état de fait têtu, qui a traversé les âges sans grande évolution, est présente dans la quasi-totalité des ouvrages produits par Belinda. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (11 lectures) Le projet-pilote de santé mentale, à Nouadhibou, vient d’être, officiellement, lancé par le gouverneur-adjoint de la région, en présence d’un chargé de programmes de l’OMS, du directeur du Centre Neuropsychiatrique de Nouakchott (CNN), du Directeur Régional de l’Action Sanitaire (DRAS) et de l’ensemble des cadres régionaux du Ministère de la Santé. La cérémonie a eu lieu dans les locaux du Centre Hospitalier de Nouadhibou. Prenant la parole, le docteur Kane Amadou Racine a remercié, au nom du docteur Lamine Cissé Sarr, représentant de l’OMS en Mauritanie, les autorités sanitaires nationales et régionales, pour avoir invité l’OMS au démarrage de ce projet, mis en œuvre par le ministère de la Santé, avec la collaboration du laboratoire SANOFI AVENTIS, et dont les résultats serviront de test, avant un passage aux échelons national et continental. Il a, ensuite, insisté sur l’importance de la santé mentale pour la Mauritanie. Il a rappelé les résultats de l’enquête menée par le Ministère de la Santé et l’OMS en 2005, enquête qui a mis en évidence une prévalence relativement élevée des maladies mentales à Nouakchott. |
|
Lire la suite...
|
|
19-11-2008 (13 lectures)
Holland Shellfish tente d’échafauder de nouveaux accords avec la Mauritanie La société hollandaise pour la pêcherie des coquillages, connue pour sa cruauté dans l’appauvrissement des écosystèmes marins, tente d’échafauder de nouveaux accords, avec la Mauritanie, qui auront pour effet de détruire les fonds de nos côtes. Holland Shellfish projette une exploitation de praires, dans les eaux mauritaniennes, par des moyens industriels, inappropriés pour une pêche durable. La pêche à la drague, envisagée dans le projet, a été interdite dans les écosystèmes sensibles d’Europe. Les effets causés aux fonds marins des Pays-Bas (Mer de Wadden) ont été, selon les défenseurs de l’environnement, désastreux et la cour européenne de justice a tranché en faveur de cette thèse. Mais la réglementation européenne n’est, évidemment pas, applicable dans nos eaux. Et pourtant, il y a matière à inquiétude. La zone ciblée, en Mauritanie, par cette requête hollandaise, est couverte par une espèce-clé, le maërl, protégée contre ce type de pêche. |
|
Lire la suite...
|
|
09-11-2008 (187 lectures)
Le site du Calame ne sera réactualisé que trois jours après la sortie du journal mais une version PDF du journal est disponible mais uniquement au profit des abonnés qui en font la demande. Pour s’abonner, contactez Ahmed Ould Cheikh au 222 630 28 23 ou 222 651 61 21 e-mail :
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|
|
|
|