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Par Sidi Mohamed Ould Hartane
Depuis l’avènement de Sidioca au pouvoir, nous assistons à une lutte informelle, féroce, entre les forces occultes en place (majorités plurielles parcellaires, partis d’opposition, société civile), pour le contrôle du pays. Cette lutte souterraine est devenue presque sans merci, il y a un peu plus de cinq semaines. La démission de Mr Zein et la désignation du nouveau Premier Ministre en sont les conséquences. Dans cette lutte, à couteau tiré, les anciens partisans de Mr Taya ont montré leur suprématie en remportant la bataille. Ils ont réussi à reconstruire leur niche du pouvoir.
Alors, la chronologie du pouvoir et des jeux d’influence en Mauritanie va-t-elle se répéter à l’identique? 1. Certains sont venus au pouvoir sans savoir quoi faire; ils sont partis sans rien faire. C’était le cas des Présidents, Ould Salek, Louly, Haidalla….etc. C’était, également, le cas de la poignée de Premiers Ministres qui se sont relayés à la Primature. 2. D’autres sont venus au pouvoir sans savoir quoi faire; mais, par la suite, ils ont fait ce qu’ils ont voulu faire. C’était le cas des Présidents Taya et Ely. 3. Certains autres ont créé des partis politiques. Mais leurs programmes ont été simplement une plate forme d’un certain nombre revendications versus au régime en place. C’est le cas de tous les partis politiques et particulièrement ceux de l’opposition actuelle dont les points saillants de leurs programmes tournaient autour de Mr Taya. Mr Taya ayant perdu le pouvoir, la plate forme s’est vidée de son contenu, et les partis de l’opposition tournent en rond, sans savoir quoi faire. 4. Sidioca est venu au pouvoir sans savoir qui rassurer. Il risque de partir en ne rassurant que ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir. La désignation du nouveau gouvernement semble bien confirmer cette thèse. En dépit, d’un dosage politico-éthnico-régional, le nouveau gouvernement confirme bien la suprématie des PRDistes sur la scène politique du pays. Et avec le nouveau gouvernement, nous avons là un gouvernement Taya II, sans Taya. 5. La chronologie du pouvoir montre une chose que, tous ces « Certains », « D’autres » et « Certains autres » sont toujours les mêmes mutants en régime militaire, suite à un coup d’état, en démocratie, suite à des élection savamment orchestrées |