mauritanie

CR: Pour en finir avec le nihilisme Version imprimable Suggérer par mail
29-03-2008 - 17:41

Par: Hamedine Ball

Dans ce pays, on usurpe facilement un nom. Puis on charge ce nom qui devient, par la suite, grâce à un processus d’entraînement, un renom. Ensuite, face à la tolérance, ou à la complaisance de notre société, on finit par y croire. Et là, me revient à l’esprit cette posture à partir de laquelle s’érigent certains groupuscules politiques, aujourd’hui. Me revient à l’esprit, en tête celui-là, qui se réclame de la gauche radicale : Conscience Résistance. Je ne saurais de quelle conscience, encore moins de quelle résistance s’agit-il ? C’est un groupe qui s’attribue un rôle politique qui relève plus tôt de la chimère qu’autre chose.

C’est vrai, qu’en Occident, et particulièrement en France ses activistes ont entretenu, pour un moment, la flamme d’une certaine opposition contre le pseudo démocratie d’Ould Taya. Mais, les méthodes du système Taya qu’ils n’ont cessé de vilipender, n’ont jamais empêché au moins une figure emblématique de ce mouvement de maintenir, tout de même, à côté de son ardeur oppositionnelle, des accointances intéressée avec de pires suzerains, produits de ce même système.

Aujourd’hui, ce groupe multiplie communiqué sur communiqué reprenant l’étendard qu’il avait mis en berne, quand Ould Cheikh Abdallahi a coupé l’herbe sous leurs petits pieds qui les ont toujours conduits vers les îles du nihilisme et du négativisme. Pourtant, l’occasion s’est offerte, à ceux-là, pour rompre enfin d’avec l’esprit de marginal qui a fortement contribué à façonner leur démarche quelque peu excessive. S’ils étaient animés par un quelconque amour à la patrie, ils auraient pu jouer un rôle positif, en préconisant une approche positiviste par l’intégration réelle et agissante de la scène publique. Mais, non ! Ils ont préféré l’équilibrisme politique : Ni pouvoir, ni opposition.

Aujourd’hui, ils affûtent leurs couteaux pour remuer les plaies que tous les Mauritaniens sont déterminés à panser. En éternels marchands de malheurs, ils jappent ces jours-ci déversent leur furie sur le Net et prétendent défendre le dossier du passif humanitaire.

Pourquoi ? Seraient-ils plus affectés par cette question que les parents de victimes eux-mêmes ? Seraient-ils, plus humanistes que l’humanisme même ? Non. Les larmes qu’ils versent aujourd’hui sont celles de crocodile. Ils ne sont ni affectés, ni humanistes. S’il y a un ”ni-ni” qu’ils chérissent de tout cœur, c’est bien celui-là.

Ils sont, et ils ne peuvent être, qu’ainsi, le produit de ce qu’ils s’évertuent à appeler l’hégémonie maure. Leur gourou de Jemal Ould Yessa est un avorton du féodalisme primaire. Il suffit de le voir, le côtoyer, vivre auprès de lui pour que les relents du féodalisme étouffent votre respiration. Ses gestes, sa manière d’être et de paraître sont l’expression patente d’un conservatisme doublé d’une schizophrénie gravissime. Il suffit de voir comment il manipule ses sbires de laquais, des sous hommes sans aspérité aucune, ni un quelconque soupçon d’épaisseur. Un ramassis de simples d’esprit, niais, tels les moutons de Panurge au service du prince qui les fait orienter vers la direction où souffle son vent. Aussi, les membres du CR ont une autre facette. C’est celle-là, la pire.

Ils tirent avantages matériels du nouveau système en utilisant la casquette ”d’objecteurs de consciences” et bénéficient de petits marchés par-ci, des consultations (copié-collé) par-là. Ils terrorisent les fonctionnaires en faisant allusion à la capacité de nuisance virtuelle qu’ils sont susceptibles de faire.

Jemal Ould Yessa est certes un homme d’une très grande envergure, mais quand le discours qu’il défend, même s’il est indéfendable, il n’arrive à le véhiculer qu’en s’appuyant sur des antipodes à lui intellectuellement parlant, c’est que le bonhomme ne prend pas au sérieux sa cause. 

 
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