| De l'indépendance naissante à la réalité pourrissante |
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| 03-12-2007 - 20:40 | |
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Par: Deissane
L’indépendance ! Ah ! Elle a existée ! Il nous reste au moins la certitude que c’est possible pour avoir déjà été. Depuis, les intérêts divergents qui jadis avaient pu tenir dans la même direction, ces intérêts ne sont plus que des ressorts plus puissants que jamais, chacun tirant de son côté une face de la mauritanie plurielle, décomposée et déchiquetée mais toujours en vie. Depuis l’indépendance, les forces de la division et de la soumission régionale n’ont pas faibli bien au contraire, pendant 20 ans, un homme, dictateur sans vision, entouré de Talleyrand du tiers-monde et autres seconds couteaux, cet homme cuisina les tributs en affamant l’idée de nation dans le cœur de ses sujets, petit à petit chacun ne vécut plus que part et pour sa tribut dont les chefs et les imans vendirent leur âme à peine soudée à l’âme de la nation. Bilan, 20 ans après ce pénible dictateur, voilà donc les tributs toutes puissantes, mais hélas pas toutes, c’est toujours la même histoire une tribut au pouvoir, une ou deux autres autour et d’autres vivant de leurs miettes pour affamer les autres. Peu importe, ne refaisons pas l’histoire, disons tout simplement que 20 ans après le Taya, voilà que les tributs sont au pouvoir or les tributs ne reconnaissent pas les frontières de ce matin, elles peuvent reconnaître un roi d’à-côté pour le leur et vendre notre pays à ce Roi, on commence par l’économie et ensuite on tient les esprits condamnés à la fermer par la loi du marché tout puissant et des accords diplomatiques les garantissant. Depuis l’indépendance, la mauritanie n’est plus qu’un sac ouvert où toutes les puissances peuvent se servir et planter leur drapeau invisible. Pendant ce temps, le peuple, la jeunesse, n’a plus de héros. Les intellos sont les premières victimes de ce fléau, rien n’y fait, ils vont à l’étranger et quand ils rentrent ils deviennent plus conservateurs que le Roi. Quiconque connaît nos intellos sait qu’ils sont les premiers à ne penser qu’en termes de tributs, la première chose qu’ils demandent en parlant de quelqu’un : « the mene meune » ensuite ils posent d’autres questions. Tout est dit. Depuis, l’indépendance, jamais le peuple n’a été aussi méprisé par son élite. C’est un mépris sournois, on se dit de l’opposition par sens de l’honneur et non par conviction au service de l’action. Les intellos ne veulent pas mouiller leur esprit au service de la pédagogie, pourtant ce pays est dans leurs esprits, eux seuls peuvent encore essayer de guider la jeunesse prête à bondir. Le feront-ils ? Rien n’est moins sûr. Depuis 20 ans d’humiliation, 20 ans de contre exemple, quelque chose est brisé, l’espoir n’est plus qu’un souvenir qu’on encense mais qu’on ne peut plus nourrir. Une chose est sûre, les personnes responsables , celles qui tiennent les ficelles et qui bientôt ne seront plus parmi nous, ces personnes-là peuvent encore essayer de répondre à l’histoire de leur pays , de leurs enfants, elles seules peuvent encore dans un dernier élan avant la mort essayer de sauver la mauritanie. Que Dieu les secoue ! Qu’il leur fasse sentir et la mort prochaine et leur vie perdue, alors seulement les intellos encore propres pourront aider le peuple à se réveiller et la nation à resserrer ses liens. Que Dieu vous guide ! Que Dieu nous préserve des imans vendus ! qu’il permette à nos érudits d’avoir la parole ! qu’il guide notre marabout national vers ce succès ! Pleurons ! Prions ! et reprenons le combat P.S : hier soir, j’étais avec un fieffé ingrat, manipulateur hors pair, soudain vient vers lui madame Daddah pour lui demander des nouvelles de quelques choses dans l’intérêt de l’ingrat, la discussion s’engage, soudain le téléphone de l’ingrat sonne, savez-vous ce qu’il fit ? Il décrocha tranquillement et se mit à discuter avec l’illustre inconnue, laissant madame Daddah là à le regarder. Cela n’a pas duré plus qu’il ne faut à l’élégance pour le laisser là à son tour sans que l’horloge n’eut marqué une seconde de trop pour affecter la Dame. Cette scène est symbolique de l’état de la nation : l’honneur face aux misérables, l’honneur a prit de l’âge et les misérables ont pris des forces |
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