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Par: Mohamed Fouad Barrada
Le Bureau du Collectif des Représentants des Travailleurs de l’ASECNA (BCRT) dénonce à travers une déclaration récente, l’attitude des autorités sénégalaises. Deux de ses membres fondateurs, notamment Madagascar et le Sénégal, menacent de quitter l’agence.
L’Etat de Madagascar a annulé, toutefois, en marge du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine sa décision de retrait. Les présidents Wade du Sénégal, Ravalomanana de Madagascar, Bongo du Gabon ont signé au mois de janvier, en ce sens, la déclaration d’ADDIS ABEBA qui confirme l’attachement de ces Etats à l’ASECNA. Selon la déclaration de BCRT, « l’Etat de Madagascar est dans des bonnes dispositions pour le lever définitivement sont préavis de retrait de l’agence ». Cela semble être une conséquence de la mise en place d’une commission ad hoc du conseil de l’ASECNA qui travaillait sous l’égide de l’organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). « Par contre L’Etat du Sénégal persiste et signe dans sa volonté d’en découdre avec l’ASECNA, on ne sait trop pour quelles raisons précises ! En effet, le 22 avril 2008, par voie de presse, l’Etat du Sénégal, à travers son Ministre de l’Artisanat et des Transports Aériens, s’est attaqué à l’audit international en cours sur l’agence depuis le début du mois d’avril 2008, qu’il a qualifié à cette occasion de « non transparent ». Il déclare se réserver le droit de désapprouver les résultats dudit audit et de prendre une décision souveraine de poursuivre ou non avec l’ASCECNA », précise BCRT dans sa déclaration du 22 mai 2008. Le BCRT accuse, cependant, le Sénégal d’avoir ’introduit unilatéralement des modifications au protocole. Ces modifications sont relatives aux redevances et au règlement des différends ». « D’emblée l’on pourrait croire que les redevances sont la cause principale, à entendre le Ministre de tutelle du Sénégal qui martèle à tort que le Sénégal rapporte soixante –seize milliards (76) sur les cent cinquante (150) de recettes faites par l’ASCECNA, et par conséquent que l’Etat du Sénégal devrait en disposer , pour certainement régler ses propres problèmes. Tout d’abord, il serait intéressant de savoir comment ces chiffres ont été déterminés par les autorités de tutelles sénégalaises, compte tenu de la complexité de la facturation à l’ASCECNA. Ce qui est peu connu, c’est que la redevance perçues par le Sénégal concerne le survol d’autres pays membres et non membre de l’ASECNA, dont le Sénégal a le privilège de gérer les espaces aériens au non du groupement institutionnel. » (Sic) Rappelons que l’ASCNA a été créée suite à la ratification de la convention de Dakar, signé le 25 octobre 1974. Elle regroupe 18 pays principalement africains. Certains Etats membre d’agence (Mauritanie, Côte d’ivoire, Mali, Guinée Bissau et Burkina Faso) ont confié au Sénégal la gestion de tout ou partie de leurs espaces aériens à travers le Centre de Contrôle Régionale (CCR) terrestre de Dakar. |