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A qui sera le tour demain ? Mesquine est devenue la presse
 Par: Mohamed Ould Mohamed Lemine Le commissariat de la police judiciaire de Tevragh-Zeina II a convoqué vendredi en début d’après-midi le Directeur de publication de l’hebdomadaire arabophone « El Houriya » et journaliste Mohamed Nema Oumar, suite à une plainte portée contre son journal par la Télévision de Mauritanie.
Motif : le journal avait publié dans cinq de ses éditions précédentes des articles sur la Télévision de Mauritanie que celle-ci a considérés comme « truffés » par la rédaction de cette publcation. L’instruction a été finalement reportée pour demain. En réponses à des questions soulevées par « Saharamedia », Mohamed Nema Oumar a fait savoir que l’interrogatoire a porté sur les preuves qu’il détient sur « la mauvaise gestion et la diffusion par la télévision de programmes et feuilletons sans autorisation de leurs producteurs ». Il a ajouté aussi qu’il a toutes les preuves qui justifient ce que son journal a publié dans ses numéros précédents. De son côté, l’avocat de la Télévision Nationale a précisé que les informations publiées par « El Houriya » sont fausses et dénuées de tout sens, avant d’ajouter que les contrats de droit de diffusion de la propriété d’autrui sont entre les mains de son client. Toujours dans le cadre de la campagne orchestrée ces dernières semaines contre la presse pour la museler et la dompter, le Collectif des avocats de la défense de Mohamed Ould Bouamatou a préféré l’épuisement de l’affaire Ould Abeidna devant les juridictions, alors que le Président du Front Populaire M. Mohamed Lemine Chbih Ould Cheikh Melainine a opté pour plus de tolérance et de compréhension d’un quatrième pouvoir qui se cherche, bien que Chbih s’estime avoir été l’objet des plus grands préjudices à l’endroit de sa personne de la part de la presse. Concernant le Collectif précité chargé de la défense de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou et composé d’avocats reconnus pour leur grande renommée dans la défense des droits de l’homme, en l’occurrence Ms. Brahim Ould Ebety, Yarba Ould Ahmed Saleh, Mohameden Ould Ichidou et Mohamed Yahya Ould Oumar, il avait rendu public jeudi dernier un communiqué de presse dans lequel, il dénonçait les acharnements contre leur client « chaque fois qu'un scandale émousse le pays ». Le collectif cite le cas du directeur de publication du journal Alaghsa qui selon eux, a accusé leur client « sans détours - à travers les colonnes » de son journal, l’impliquant « dans le fameux dossier de trafic de stupéfiants ». Par souci de défendre son honneur, le collectif a décidé de mettre fin par les voies judiciaires à ces procédés de type criminel contre son client et demande au Procureur de la République près le tribunal de la wilaya de Nouakchott « d'engager des poursuites pénales contre les auteurs, complices et commanditaires de cette infraction à la loi et à l'éthique de la profession des journalistes ». Le communiqué poursuit : « devant la gravité de ces actes, leur caractère délibéré et répétitif, le juge a décerné mandat de dépôt contre l'auteur principal ; mandat qu'il a levé ultérieurement contre caution et engagement du prévenu de s'interdire absolument de recourir à la diffamation et à la calomnie ». Toujours selon le communiqué : »le juge a aussi entendu notre client dans ses demandes tendant à obtenir réparation du préjudice grave que font subir de tels actes à sa personne, à l'institution financière qu'il dirige et au développement économique du pays tout entier où le groupe Bouamatou joue un rôle de leader ». Enfin, le collectif requiert au nom de son client, auprès de M. le juge « la poursuite de l'instruction judicaire pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire afin que le dossier soit renvoyé devant la juridiction du jugement qui y dira le droit ».
Mohamed Ould Mohamed Lemine
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