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Le transport est touché par deux événements. Le premier est celui de la liquidation d’Air Mauritanie. On évoque, à cet égard, que cette liquidation devrait laisser le champ libre aux qatariens de se positionner dans le marché de l’aviation en Mauritanie.
Le deuxième événement concerne le ministère des transports qui compte réformer le secteur. Une telle réforme est pilotée par une commission composée entre autres du conseiller du ministre des transports, du directeur des transports, d'un représentant de la douane et de la police. Ce qui sous-entend que le renouvellement du parc automobile est indispensable. Une chose souhaitable, mais socialement inexacte. La commission doit tenir compte de l’impact social d’une telle mesure. Peu logique, les décideurs semblent continuer à élaborer des réformes irréfléchies. Les pauvres peuvent continuer à subir les conséquences de telle démarche, quant aux puissants, ils sont toujours à l’abri.
En effet, de nombreuses familles n’ont aucune autre source de revenu que leurs voitures. Quelqu’un me disait, qu’il est plus intelligent d’accorder des crédits aux transporteurs qui ont des voitures non respectueux des normes afin qu’ils puissent acheter des véhicules neufs. « Au lieu d’injecter des prêts dans des projets peu rentables, l’Etat doit initier des crédits qui seront aux moins rentables. Ces crédits seraient orientés aux besoins des pères de famille et des jeunes. Ces emprunts devront, cependant, être sélectionnés selon une base sereine. ». Le désordre touchant le transport s’est par ailleurs manifesté la semaine passée, par une simple visite de président de la République aux palais de justice. Cela a provoqué un blocage total de la circulation routière pendant une heure et demie. Il faut que ce genre de déplacement ne nuise pas à la vie du citoyen. Une ville entière ne peut pas être bloquée uniquement pour un transport, y compris celui de la plus haute personnalité de l’Etat. Indépendamment de cette visite, l’embouteillage est le lot quotidien de transporteurs de la capitale Nouakchott. On s’interroge ainsi sur l’impact de la nouvelle réforme sur les prix du transport. Aussi, dans le cadre de la circulation routière, n’import quel chauffeur peut brûler le feu rouge sans être dérangé. Il peut également prendre le sens inverse sans être inquiété par la police. Commençons par le commencement, et agissons rapidement. C’est la seule voie vers l’efficacité. Il faut sanctionner les individus qui ne respectent pas l’ordre. Toutefois, cette sanction ne doit pas être source d’enrichissement illicite des agents de l’Etat. En un mot, faire des réformes est une tâche aisée, les appliquer légalement et justement font souvent défaut en Mauritanie.
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Source : La Tribune n° 383
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