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Par Mohamed Fouad Barrada Ce qui se trame sur la scène politique est loin d’être gracieux. La composition de l’équipe ministérielle fraichement nommée montre que la guerre est déjà déclarée. C’est une première. Le parlement vient d’avoir une position de force. Pas de grâce. Cela a poussé le sénat à se positionner. Fini le temps de la trêve ! C’est l’époque de la guerre.
En toute évidence, les enjeux sont tels que les clans se renforcent pour obtenir gain de cause. La scène politique est, désormais, agitée. Voire trop agitée. Les prochaines séances parlementaires (ordinaires) seront cruciales pour le pays. Déjà des élus du peuple qui avoisinent la trentaine veulent se retirer du parti de la majorité Adil. Si ce n’est pas déjà fait. Les attaques et les contre attaques au sein de la majorité ne sont plus un secret. Le président semble avouer que sa femme est dans la ligne de mire de ses amis d’entant devenus ennemis. Bizarrement, la majorité adhère toujours au programme de ce dernier. Parallèlement, le discours des députés à l’origine de la motion de censure est clair: si une dissolution du parlement a lieu, nos alliés du sénat vont faire le nécessaire pour mettre à genoux le chef de l’exécutif. L’homme de la majorité le plus opposé au président n’est autre que Mouhcine, le fameux sénateur de Rosso qui sait visiblement faire parler de lui. Il est appuyé par le député d’Atar Ould Maham (rival de Ould Sidi Baba, ami de Sidi O Cheikh Abdellahi) et d’autres parlementaires de la majorité. En plus de ce groupe issu de la majorité se trouvent des hommes qui ne sont pas du même courant. D’où la question centrale : le clan Mohcen et Ould Mahame a-t-il les mêmes intérêts que Lewleid, O Zamel, Kaba ould Alewa etc. ? En tout état de cause, les derniers rebondissements de conflits au sein du parti Adil nous orientent vers la constitution d’un nouveau parti indépendant de l’influence du président Sidi Oud Cheikh Abdallahi. Comment apaiser la situation. ‘Un coup de grâce’ ? Ou un limogeage de Ould El Waghf ? Tawassoul à travers son nouveau statut essaye, par ailleurs, de s’imposer avec une nouvelle mentalité guidée bien sûr par le jeu du pouvoir. Le mandat du président du RNDA sera renouvelable une seule fois. Le RFD de Ahmed Oud Dadad et l’UFP de Ould Mouloud, quant eux ils n’ont pas pu durant leurs précédents congrès procéder à la même innovation. La seule avancée de RFD demeure, néanmoins, la tenue, tout récemment, de son premier congrès depuis sa création. Ainsi, l’AJID, jeune parti, né de divergence d’opinion entre les dirigeants de l’APP, veut une dissolution du parlement. Le président de ce parti réclame un renforcement des acquis. En effet, et jusqu'à preuve du contraire, il n’y a pas un fonctionnement étatique en dehors du règlement des malentendus politiques. Espérons le dépassement d’Etat de guerre afin de concrétiser le ‘coup de grâce’.
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Source : La Tribune n°410 |