| Les Echos: Les vrais faux mauritaniens ! |
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| 14-01-2008 - 17:47 | |
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Par: Mohamed Fouad Barrada
Bien que pauvre, la Mauritanie demeure un pole d’attraction considérable. Nous assistons désormais à la multiplication de nombre des mauritaniens vivants à l’étranger. Sur les papiers, ils sont mauritaniens. En réalité, ils ne le sont pas. Ils peuvent faire des gaffes, trafiqués de la drogue etc. Cela n’exclut pas qu’il y a des malfaiteurs mauritaniens. Cela suppose, toutefois, la recherche de la vérité. Rien que la vérité. Qui est mauritanien ? Là où il y a des litiges, là où il y a des règlements de comptes, il y a des mafiosos qui profitent. Ils utilisent le statut d’asile politique et autre statut pour en tirer profit. Il faut visualiser la Mauritanie en dix ans, voire vingt ans. Ensuite, il faut mettre l’accent sur l’image du pays. Si rien n’est fait, les choses risquent de mal tourner. Bizarrement, il y a des vrais faux mauritaniens vivant à l’étranger et disposant de passeports nationaux. Nous décelons dans ces passeports des noms de femmes et des photos d’hommes. Les passeports en question sont, pourtant vrais. Des erreurs difficilement repérées par des occidentaux qui ne connaissent pas les prénoms mauritaniens. Des individus de la sous-région ont trouvé une fissure dans le système administratif de la Mauritanie. Ce qui leur permet d’avoir des vrais faux papiers du pays. En fait, la deuxième République souffrait d’une image mondiale peu prometteuse en terme de droit de l’homme. Pour cette raison, certaines personnes ont voulu se procurer des papiers mauritaniens pour bénéficier des statuts particuliers dans leurs pays d’accueil. Paradoxalement, nos déportées sont en majorité entre le Mali et le Sénégal. Certes, il y a des déportés mauritaniens dans les pays occidentaux. Mais ils sont minoritaires. Backar O Mohamoud nous a confirmé, en ce sens, qu’à Tamponie de l’Italie, il y a treize mille individus recensés en tant que mauritaniens alors qu’ils sont en majorité de l’Afrique subsaharienne. Un ancien conseiller de l’ambassade de la Mauritanie en Espagne racontait qu’il était contacté pour une affaire criminelle touchant un mauritanien. A sa grande surprise, le malfaiteur ne parlait pas les dialectes du pays (la Hassanya, le peul, le soninké, le wolof).
Aux associations de tirer la sonnette de l’arme. Aux mauritaniens d’être citoyens. Aux cadres de défendre la Mauritanie.
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