| Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada |
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| 20-08-2007 - 17:52 | |
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Les diplômés de troisième cycle sortant du Maroc ont un sérieux problème, depuis le changement du système des études supérieures au Maroc de DEA BAC plus 5 au DESA BAC plus 6 deux ans d’études conditionné par une recherche soutenue devant un jury, notre commission d’équivalence de diplôme les considèrent comme des ayants du DEA. Alors que suivant les textes régissant les études supérieures, leurs diplômes sont assimilés à un titre de doctorat de troisième cycle voire un magister (bac +6). La commission de l’équivalence des diplômes ne s’est pas réunie depuis 2001. Quelles sont les causes et les conséquences de tels actes? Si l’on en croit les diplômés du Maroc, il est question de leur barrer le chemin en faveur d’autres diplômes car l’université n’accepte que les magisters (de l’Egypte, de l’Irak et des autres pays du proche et moyen orient et le doctorat de troisième cycles de l’Algérie, ou du Sénégal). Les diplômes sénégalais ont une particularité; avec un DEA (appuyé par un mémoire) et une deuxième année de recherche sans soutenance l’étudiant obtient un doctorat de troisième cycle (Bac +6), alors qu’au Maroc, il faut deux ans d’étude et une soutenance le plus souvent en troisième année (cas de la faculté des sciences juridiques économiques et sociales). Parmi les conséquences, les responsables du récent concours de l’institut supérieur des études et des recherches islamiques (ISERI) ont posé comme condition de participation d’avoir un magister ou un doctorat de troisième cycle. Plusieurs individus n’ont pas compris la démarche car les organisateurs du concours ne connaissent pas la valeur académique de leurs diplômes. Le chemin était barré devant ces diplômés. Tout récemment, le groupement de diplômés du Maroc s’est réuni pour lutter contre cette injustice, ils ont nommé comme secrétaire général Cheikh O Sidi Abdallah le rédacteur en chef du journal El AKBAR. La procédure de la légalisation de l’association est en cours. Toutefois, les membres de cette association craignent que les hommes forts de la commission d’équivalence qui devrait siéger prochainement pour traiter le problème et qui sont en majorité des doyens de facultés de Nouakchott leur barrent aussi la route. Les lobbies des sortants de l’institut arabe de l’Egypte peuvent influencer les décisions, car dans un avenir proche le recteur et les doyens seront choisis selon le vote des professeurs. Et comme l’université est fortement dominée par ces lobbies dont les diplômes ne sont pas d’ailleurs reconnus dans plusieurs pays sauf bien sûr l’Egypte et notre pays, veulent continuer leurs mainmises sur l’université. Notons que l’université voudrait organiser des concours de recrutement d’une soixantaine de diplômés durant les deux années prochaines et que l’affaire de l’équivalence devient de plus en plus urgente.
Source : La Tribune |
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