| Marianne Gubler: de Nyon à la Mauritanie |
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| 17-07-2007 - 05:13 | |
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Par: Contessa Piñon Après une formation de conseillère en environnement, la psychothérapeute sensibilise les femmes au développement et au tourisme durables. Habillée d'un voile bleu, Marianne Gubler a été photographiée lors d'un de ses récents voyages en Mauritanie, dans le Parc national du Banc d'Arguin. A quelques années de la retraite, la Nyonnaise travaille avec la population résidente, les Imraguens. LDD Cette zone désertique, au bord de l’océan Atlantique, héberge une impressionnante faune piscicole et avicole. J’ai eu un vrai coup de cœur pour la Mauritanie. L’eau et le désert sont les deux éléments qui me touchent le plus. La région du Banc d’Arguin m’a fasciné, j’ai retrouvé là-bas ces deux composantes. Les gens sont gentils, accueillants, les femmes m’ont pris sous leur aile. Avant de rentrer, elles m’ont peint les mains et les pieds. A quelques années de sa retraite et après 30 ans de travail en cabinet, la pyschothérapeute a décidé de reprendre le chemin de l’école parce qu’elle ne voulait pas terminer sa carrière comme ça. Je souhaitais partir en Afrique mais j’entendais légitimer tout ça à travers une formation. Il y a deux ans, elle entame une formation de conseillère en environnement sous la houlette du WWF. J’étais la grand-mère. Pour faire son travail de diplôme, soit concrétiser un projet, elle décide de monter une association à but non lucratif: les Flamants roses du Banc d’Arguin (Froga). Créée il y a une année, Froga compte, à ce jour, 72 membres. En compagnie de quatre autres élèves, elle se rend en Mauritanie durant une dizaine de jours en septembre 2006. Mes amis m’ont été fidèles. Grâce à eux, nous avons pu financer notre voyage. En Mauritanie, l’équipe vient se greffer sur la structure d’une ONG espagnole. Des cours sont donnés afin de sensibiliser les habitants - qui appartiennent à la communauté autochtone des Imraguen - au tourisme durable, aux ressources naturelles, ainsi qu’à la récolte et au tri des déchets. La plupart des Imraguen ne parlent pas le français. Ils utilisent le hassanya, une langue arabe influencée par le berbère, qui se parle mais ne s’écrit pas. Comme je voulais me passer d’un intermédiaire, depuis cette année, je prends des cours d’arabe, commente Marianne Gubler dont le désir d’apprendre ne s’est pas émoussé d’un iota.
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