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Par: Mohamed Fouad Barrada  Mohamed Fouad Barrada Après la mise en place des organes de l’actuel parti de la majorité et la nomination de son secrétaire général, des spéculations sur un remaniement ministériel circulent avec de plus en plus d’insistance. Après les récentes attaques contre l’ambassade d’Israël, des voix se sont élevées pour hâter un remaniement. L’approche sécuritaire hante les esprits. Qui va rester, qui sautera ? Qu’en est-il de la question économique ? Et finalement, y aura-il remaniement ?
L’agence Nouakchott info a divulgué en première l’information selon laquelle il y aurait un remaniement en ce mois de février. Le bruit est récupéré par l’agence mauritanienne de presse. Le message rentre dans le triangle décisionnel implicite. Ainsi, une deuxième information explique que les ministères ont reçu l’ordre de ne plus procéder aux nominations.
Du coup, les ministres de la défense, de l’agriculture et des finances procèdent à des nominations profondes touchant l’ensemble des leurs directions. Ce qui sous entend que la rumeur est fausse. Une troisième information régule la dernière en confirmant que certains ministères ont reçu l’ordre d’arrêter les nominations.
Par ailleurs, il est évident que certains postes dépendraient de la vision politico- économique de l’actuel président.
Celle-ci reste, cependant, dominée par le pacte électoral du deuxième tour. Le dit pacte a permis à Zeine d’obtenir le poste de premier ministre et de placer certains de ses éléments.
En outre, les pactes de l’entre deux tours de la Présidentielle de 2007 seront compromis. La preuve, « les ministres de l’APP présents dans le gouvernement sont comme tous les autres ministres et ne sauraient être jugés en dehors du tissu auquel ils sont étroitement liés », a expliqué tout récemment Massoud Ould Boulkheir à la faveur d’une conférence de presse.
Dans une autre perspective, des postes seraient attribués en se basant sur l’image du pays. Cette image est influencée actuellement par le règlement de passif humanitaire, le « drainage » des financements et le terrorisme. Mais ce qui fait défaut semble être l’inefficacité de la politique à court terme en terme sécuritaires et économiques.
Il semble nécessaire de mettre en place une politique à court terme permettant une intégration de l’ensemble des composantes sociales dans le processus de développement tout en luttant contre le terrorisme.
Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi a affirmé en ce sens que " la Mauritanie est résolument engagée dans une lutte sans merci contre la pauvreté, ennemi redoutable de la démocratie et de la stabilité". Le président de la République qui parlait dans le cadre de l'ouverture, à Nouakchott, de la deuxième réunion du conseil présidentiel de l'investissement en Mauritanie a ajouté: " Nous ne pouvons continuer à renforcer davantage l'Etat de droit et avancer sur le plan de la démocratie et des libertés si nous n'améliorons pas sensiblement le niveau de vie de nos populations". (Note de l’AMI du 6 février).
Concernant la politique économique en vue de stimuler les investissements étrangers directs et la confiance de bailleurs de fonds, l’actuel premier ministre est pris au sérieux. Mais son rival emblématique des finances devient de plus en plus un élément essentiel pour les institutions de Breton Woods.
Notons que la Mauritanie a déjà eu l’engagement de la part de la Banque Mondiale d’une aide au financement de son plan tri annuel. Ould Mohamed Vezaz et Zeine O Zeidane ont fait la démonstration qu’ils sont tout deux efficaces dans les négociations avec les bailleurs. L’un deux serait-il de trop ?
Les dernières nouvelles nous conduisent à privilégier le maintien du premier ministre à son poste.
Pour ce qui est de « l’argentier » du pays. Il est l’homme de confiance du président. Ce dernier va-t-il le remplacer pour le nommer à un autre poste clé ou serait-il tout simplement maintenu ? La question reste ouverte.
Rappelons que certains postes ministériels sont plus sensibles aux aléas politiques que d’autres. Le secrétariat à la sécurité alimentaire en est l’un des exemples les plus parlant. Ce poste a eu trois commissaires en 8 mois, ce qui constitue un record. Le premier était victime de ses déclarations. Le deuxième semble avoir été nommé sur proposition de Zeine O Zeidane sans l’assentiment de toutes les parties prenantes et le troisième (fraîchement nommé) est un militaire qui était considéré comme membre du CMJD proche de l’opposition.
« Ainsi, la sentence ne sera que de plus sévères. C’est en tout cas, ce que d’aucuns croient comprendre de la réserve observée chez le chef de l’Etat qui a largement réduit la fourchette de ses audiences à quelque rares personnes. Sans doute, pour réfléchir sur la meilleure méthode de chasse pour desceller les hommes nouveaux capables de réaliser son programme » a écrit l’un des éditorialistes de Nouakchott.
Toutefois, les plus septiques croient que Sidi sera toujours dominé par les cartes claniques à travers le nouveau parti de la majorité qui cherchent des postes ministériels suivant l’ordre parlementaire et sénatorial. A cela s’ajoute les influencées des bailleurs de fonds. A quand le retour à la norme « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». C’est le moment ou jamais.
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Source www.barrada.unblog.fr |