| Ne diabolisons pas la Mauritanie... |
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| 10-01-2008 - 06:31 | |
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Par: Robert Pailhès
C'est un pays paisible. Tellement paisible que le cataclysme qui vient de lui tomber sur la tête – l'assassinat de quatre touristes français la veille de Noël – laisse pantois ses habitants d'un bout à l'autre du million de kilomètres carrés qui s'avance dans le Sahara. Du désert, de «leur» désert, ils connaissent trop l'ingratitude pour imaginer qu'il pourrait un jour nous fasciner ainsi. Entre octobre et avril, les équipes de chameliers sont sans cesse sur la brèche. Lorsqu'un voyagiste spécialiste du voyage du désert leur «envoie» une dizaine de touristes pour une semaine, cela signifie pour l'équipe une intense préparation: sept ou huit dromadaires de bât qui porteront sur leurs flancs les tentes, la nourriture et tout l'attirail qui doit permettre, dans le cas d'une méharée, de tenir une semaine sans assistance. Manque de nuances Il est logique d'hésiter à entreprendre un voyage en Mauritanie actuellement, en outre des organes officiels comme le ministère français des Affaires étrangères le déconseillent fortement jusqu'à nouvel ordre. Enfin, il faut parfois laisser parler l'histoire récente du tourisme mondial. Par exemple, pendant la décennie noire qu'a connue l'Algérie voisine (1992-2002), le terrorisme, très violent dans le nord, n'a jamais frappé la région de Tamanrasset et du Sahara algérien. Au point que, depuis près de dix ans, la plupart des grands voyagistes du désert ont repris les randonnées et méharées dans le Hoggar sans problème majeur. Donc, prenons garde mais nuançons! Les prestataires du tourisme de l'un des pays les plus démunis du monde nous en sauront gré.
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Le meurtre de quatre touristes et l'annulation du Lisbonne-Dakar ne doivent surtout pas jeter un voile épais sur le tourisme mauritanien.