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Par: Aminettou Mint H. Lundi 21 Janvier, les bourses asiatiques piquaient du nez en réaction aux annonces de G.W.Bush quant à l’avenir de l’économie américaine. Le capitalisme à l’américaine, une forme exagérée d’exploitation des ressources naturelles et humaines, qui finit par emporter dans sa folie tous les pays qui en dépendent. Je parle ici de l’ensemble des pays de notre chère planète terre.
La cause de cette dégringolade est simple l’Amérique est un acheteur important sur le marché asiatique. Un acheteur supporté par la classe moyenne américaine, qui elle est au cœur de cette récession (scandale immobilier).
En quoi cela touche la Mauritanie Depuis les quatre décennies, on a travaillé à être dépendant d’une économie américaine, en allant quémander une aide par si et un contrat par là, et ce, en négligeant la création de la valeur (création de la richesse). Et oui, pour créer de la richesse on s’est fié sur l’aide extérieur, les différents programmes de la banque Mondiale et autres. En oubliant que celle-ci n’a probablement aucun intérêt à mettre fin à ces programmes, car son seul et unique intérêt et de continuer à faire de l’intérêt sur le dos de la classe moyenne. Les retombées pour cette même classe et ceux qui en dépendent sont encore aujourd’hui très minimes. On parle, d’un service qui est donné, comme utiliser la voiture d’un projet pour un besoin personnel et quelque autres avantages non monétaires, mais qui font taire la plupart des bénéficiaires. Tout ce grand détour pour vous dire, qu’à la veille d’une récession mondiale, la Mauritanie est affectée encore plus que jamais par ses politiques économiques dépendantes. Il est vrai qu’être dépendant aujourd’hui de l’économie américaine et mondiale est obligatoire. Notre situation économique est là pour nous le rappeler. En 2007, la production du secteur minier, aurifère et pétrolier (SNIM, MCM, Tasiast…) est entièrement dédiée à l’exportation vers les pays les plus riches de la planète. Des entreprises qui n’atteignent pas les objectifs de production qu’elles se sont fixées et dont la courbe de production reste stable d’année après année, ce qui implique une stagnation ou encore dans certains cas une baisse de croissance. Il s’agit là de secteurs complètement liés à la demande du marché mondiale. Aujourd’hui encore il n’y a aucune possibilité de transformer ces matières en Mauritanie d’où l’impact important que peut avoir une baisse de la demande mondiale pour certains produits. Au lieu de nous diversifier et de développer différents secteurs, nous préférons nous rabattre sur des secteurs en pleine expansion comme l’énergie, le transport, la construction, la santé et le commerce au détail. Des secteurs qui en Mauritanie sont encore au stade de couvrir des besoins essentiels, voir de base. Et dans la majorité des cas liés directement aux humeurs de personnes (deux ou trois) qui en ont fait des monopoles. De retour à notre récession, il ne faut pas oublier qu’une récession implique une baisse du pouvoir d’achat. Si le mauritanien travaille et gagne un salaire convenable, il est en mesure de se payer l’électricité, la voiture, l’essence, la nourriture et les vêtements. En cas contraire, le consommateur mauritanien voit ses dépenses chuter, ce qui a un impact direct sur l’économie locale. Qui est en passant déjà influencé par la situation politique du pays. Mais encore là qu’est ce qu’on peut vraiment faire pour en venir à bout et solidifier notre économie, éviter ainsi les effets négatifs d’une telle récession? Cela est possible que lorsqu’on décide de créer de la richesse, mieux contrôler et développer nos ressources naturelles, créer une offre envers nos produits locaux et non rester sur l’éternel courbe de la demande d’aide. Un autre point qui semble inévitable pour une économie meilleur c’est d’éviter de dépenser nos argents dans la politique, car pour l’instant c’est un investissement qui n’a encore rien rapporté, depuis ses débuts en 1992. Cela, sachant que la plupart des indices boursiers ont fait plus de 200% sur les 20 dernières années. Et qu’un investisseur ayant procédé à des ventes et achats pour cette même période de temps a fait en moyenne 50%. Alors gardons notre argent chez nous et développons efficacement notre économie. |