|
Par: Dah Hadi Spectacle désolant, sinistre et combien choquant, de voir cette société publique ou privée, je ne saurais le dire, mais certainement pour le compte de l'état essayer de colmater les trous en nids de poule sur l'axe Socogim Tevragh Zeina en sifflant les trous dans l'asphalte pour les boucher par un peu de goudron sur lequel on fait passer des coquillages cassés, créant ainsi de vrais dos d'ânes qui vous donnent mal aux reins à force de tressauter dessus.
Une couche homogène de goudron s'étendant sur tout l'axe est à mon avis beaucoup plus sérieuse et plus durable même si elle est plus coûteuse, mais comme on dit chez nous " El chari doune bel houn ichek nou ghaben ou houa maghboun" i.e celui qui achète de la mauvaise qualité à bas prix, pense avoir gagné, alors qu'il a perdu. Le constat est malheureusement amer quand on voit que dans notre Etat on continue à solutionner les problèmes à la va vite et au jour le jour, alors qu'on doit faire des solutions durables, quel que soit ce que cela va demander comme moyens. L'état des goudrons dans la ville de Nouakchott m'amène à faire les suggestions et remarques suivantes: L'axe Jemal Abdel Nasser et celui de la policlinique - marché capital, respectivement moelle épinière et cordon ombilical de notre ville ont été tracés et aménagés vers les années de l'indépendance, pour une capitale ne dépassant pas une centaine de voitures. Aujourd'hui il y circule quelques milliers de voitures dans une cacophonie désordonnée et indisciplinée. L'accès en voiture au centre ville est devenu un parcours du combattant que les automobilistes hésitent à faire; et souvent, certains d'entre eux cherchent un endroit pour se garer et font le reste du trajet à pieds. Pourtant ce n'est pas l'espace qui manque. Ces deux axes sont des axes de 24 à 30 mètres ou plus, dont deux chaussées de 6 m chacune, consacrées à la circulation. Au lieu que ces axes soient élargis en quatre ou six voies de chaque coté pour fluidifier la circulation, on voit que certains de nos illuminés décideurs en manque de motifs pour engouffrer les ressources de l'état, y font des trottoirs pavés ou dallés (Devant la BMCI, le MEN; Mauripost; Radio Mauritanie, les Etats Majors, etc.). Interdisant aux voitures de se ranger à droite pour déposer les passagers et créant ainsi un motif d'embouteillage supplémentaire. Il existe aussi cette allée centrale - Ô combien inutile – de 4 à six mètres dans laquelle des arbres hirsutes et desséchés sont plantés ça et là. Je ne suis pas architecte et n'ai aucune prétention dans ce sens mais j'aimerais que quelqu'un m'explique la raison de la création de cette chaussée-là ; et qu'on ne me dise surtout pas que c'est pour la beauté et les arbres, parce qu' à mon avis la beauté existe aussi dans la fluidité et l'organisation de la circulation, bref dans l'ordre et le temps à gagner. A mon humble avis, un trottoir de 2 m maximum des deux côtés et une allée centrale d'un mètre sont suffisants pour les piétons et tout le reste des axes principaux de la ville de Nouakchott doit être réaménagé pour la circulation des voitures et les voies de stationnement. C'est le devoir de l'Etat de veiller à cela et notre droit, à nous citoyens, sur l'Etat. Il existe un certain nombre de goulots d'étranglement pour lesquels il faut impérativement trouver des solutions, notamment à certains carrefours comme celui de l'hôpital national vers la plage, celui de Mauritel Mobiles, devant la Sénat et la Banque Centrale, aux abords du Marché de la Capitale, devant la Mosquée saoudienne, en fait tout le centre ville est étranglé. Je crois savoir qu'il existe un certain nombre de taxes prises sur le dos du citoyen comme l'éclairage public, les feux rouges de circulation et autres ; et à mon sens le nombre de feux de circulation à Nouakchott n'a jamais augmenté depuis les années 70. Il se trouve 1 feu à 1 carrefour sur dix et souvent délabré et hors usage. Qui en est responsable ? Je ne vais pas finir mon article sans revenir sur l'état des axes goudronnés à Nouakchott et sur leur entretien. Je pense que le gouvernement doit prévoir une remise en état échelonnée dans le temps du réseau routier de Nouakchott de façon à refaire entièrement les tronçons les plus usés. L'Etat doit aussi déterminer une politique futuriste prenant en compte l'évolution de la capitale et l'augmentation croissante du nombre de voitures ainsi que l'aspect esthétique et décoratif de la ville pour en faire une capitale digne de ce nom. Enfin, dans cet article, que personne n'y voit la critique de l'homme, de quelque bord qu'il soit. Il est plutôt la critique de l'oeuvre de l'homme, un appel à une autocritique constructive que nous devons tous faire et dans tous les aspects de notre vie, 48 ans après notre indépendance. |