Une colle au protocole Version imprimable Suggérer par mail
17-11-2007 - 06:06

Par: Zeinebou  

Déjà, à l'investiture du Président Ould Cheikh Abdellahi, le palais des congès a abrité une pagaie sans précedant. Les discours étaient fabuleux et émouvants, mais le protocole était catastrophique.

Les invités de marques habitués au cérénomies grandioses, l'air hagards ne se retrouvaient pas. Cérise sur le gateau, le chef de l'opposition, Ahmed Ould Dadah était omis de la liste d'invitation. Lourde faute protocolaire.

Un trimestre après, à l'occasion d'un voyage du couple présidentiel, la première dame et le premier ministre se volaient la star sur le tapis rouge de l'aéroport. Puis, aujourd'hui, un semestre après, aucun progrès n'est enregistré. Visite du président Allemand à Nouakchott, premier hic dès l'aéroport.

La personne en charge du protocole, présente le corps diplomatique et les membres du gouvernement, pointant un doigt accusateur et non chevaleresque. Derrière, le président relegué par son protocole agité, essaie de s'imposer. La prémière dame, l'air perdue, affiche un sourire figé avançant à la queue leu leu.

La soirée offerte par le couple présidentiel, d'un point de vue protocolaire, laisse à désirer. L'échange des discours des présidents se faisant pendant que les invités dinent. A vous rappeler nos cérémonies de mariages, où les chanteurs animent le diner. L'absence de pupitre s'est fait sentir, vu l'inconfort des présidents à lire leurs discours respectifs. La table d'honneur était loin d'etre magistrale. La table étant trop basse par rapport aux chaises, au passage, quelconques.

Lors de la visite du centre de sebkha, " l'entrée des artistes" se disputait à coups de coudes. Une bousculade à l'image de l'embarquement du temps d'Air Mauritanie. L'on pouvait aussi remarquer, sans efforts, la façon negligée dont la personne chargée du protocole de la prémière dame lui parle.

Il est indéniable que le couple présidentiel est impregné de civilité et de savoir-vivre, néanmoins, le protocole est une autre culture, voire une école. Le président et son épouse conduisent certainement bien, mais ce n'est pas une raison de dispense de chauffeurs professionnels.
 
Alors trève de cafouillages. On devrait nommer des personnes qualifiées à des postes aussi délicats, ou alors, former ceux qui sont déjà (las). Une pensée profonde, traduite par nos hommages, à feu Hamoud Ould Hadi, qui a sù accomplir cette tache avec tact, sans pour autant etre de la profession. PSL.

Source: Cridem

 

 
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