| Une lueur d'espoir, nécessairement |
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| 15-02-2008 - 18:22 | |
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Par: BOT (Le Calame) Les dix premiers mois du premier mandat de Ould Cheikh Abdallahi se sont distingués par un climat d’instabilité sans précédent. Des émeutes, des attentats terroristes qui ont fait des morts et des blessés. En vingt ans de règne sous Ould Taya, le pays a connu une autre forme d’instabilité. Cette fois-ci, l’ancien président y était pour quelque chose. Parce qu’il en était l’auteur principal. Jamais, une quelconque riposte ne lui a été adressée. Il serait le premier responsable de la tuerie des militaires négro mauritaniens. Le premier responsable, serait-il dans les déportations de milliers d’autres compatriotes négro mauritaniens.De l’accréditation d’une ambassade israélienne à Nouakchott qui suscite aujourd’hui une source d’insécurité, selon une certaine opinion. Aussi, comptable serait-il de l’embastillement perpétuel des activistes de la mouvance islamiste. De la non reconnaissance de leur droit élémentaire de disposer d’un appareil politique, il en serait le premier responsable. Guère, ni les premiers que sont les négro mauritaniens, ni les seconds que sont les islamistes n’ont versé une goutte de sang ni à un compatriote encore moins à un quelconque expatrié. Il a fallu vingt ans de règne ou presque dont une quinzaine d’années sous un régime démocratique pour que l’homme inaugure une période d’insécurité. Durant la période entre 2003 et 2005, une tentative de coup d’Etat, un attentat terroriste contre une garnison militaire à Lemghaiti qui a fait plus d’une dizaine de morts. Mais c’ était les derniers jours de son règne. Aujourd’hui, c’est dans les premiers jours de la démocratie de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi que l’insécurité gagne du terrain. Pourtant la période n’y prête guère car le dossier du passif humanitaire négocie son dénouement par le retour du premier contingent des expatriés négro mauritaniens. Les islamistes jouissent du cadre politique, tant réclamé, reconnu par les pouvoirs publics. Un paradoxe qui interpelle. Il interpelle, parce que le président actuel s’investit à solutionner toutes les questions pendantes. Celles qui ont auparavant hypothéqué la démocratie de Taya. Il est tout le contraire de son prédécesseur, notre président! Tout comme leurs deux époques le sont. Le premier a bénéficié d’une période apaisée malgré le recul démocratique qui a marqué la sienne et les atteintes aux libertés des droits humains. Le second a bénéficié d’ institutions démocratiques incontestables et incontestées, mais sa période s’est distinguée par un climat d’insécurité sans précédent. Pourtant Sidi Ould Cheikh Abdallahi ne cherche pas les problèmes à l’inverse de son prédécesseur, qui lui n’en cherchait pas certes non plus, mais il les suscitait. C’est pour cela que le second n’est responsable d’ aucune forfaiture. D’aucun crime! Aucun! Pourtant les premiers jours de son mandat reflètent une autre image. Celle que le pays a vécue à la fin de règne de Ould Taya. C’est comme si d’une certaine manière, la démocratie de Ould Cheikh Abdallahi aurait commencé par ses derniers jours. La fin de règne et on remonte en quelque sorte vers les jours de gloire. Du cauchemar qui précède le rêve. C’est l’unique explication possible. Et c’est l’ ultime évolution envisageable. Quand on est aux abîmes, on ne saurait qu’espérer remonter aux summums. |
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